Archive for the ‘Europe’ Category

Les évènementrs le plus importants du week-end en Ukraine

Sunday, August 15th, 2010

Trois chaînes de télévision (5 channel, TVi, TRK « Tchornomorska») ont cessé d’émettre pendant 1 heure (19:00-20:00 heure de Kyïv) pour la défense de la liberté d’expression en Ukraine. C’était un préavis de grève, si le gouvernement continue de violer la liberté d’expression, ils vont continuer la grève.

L’organisation public « Stopper la censure ! » est prêt à faire l’appel à une grève nationale des journalistes.

Cour Européenne de Droits de l’Homme et l’Ukraine

Tuesday, August 3rd, 2010

Récemment j’ai trouvé des statistiques intéressentes concernant l’Ukraine.
En français

5 anathèmes contre l’église ukrainienne

Saturday, July 31st, 2010

1. En 1416 le métropolite de Moscou Photius et cathédrale (réunion) des évêques russes ont exposé anathème contre métropolite de Kyïv Gregory Tsamblak. L’église moscovite ne reconnaissait pas la métropole de Kyïv séparée dans le Grand-Duché de Lituanie et considérait soi-même comme son successeur. Gregory a été accusé de détournement de pouvoir spirituel. Photius l’a appelé comme « un rebelle, mit en place par collecte déloyal ». Il a déclaré : « On le tien pour un rejeté, et excommunié, et maudit ». Les évêques ukrainiens et Constantinople ont ignoré la malédiction moscovite.

2. En XV siècle le patriarche de Constantinople Gregory III avec le consentement de pape Pie III a ordonné le métropolitain de Kyïv Gregory Tsamblak. Le patriarche moscovite Iona, qui a auto-proclamé église autocéphale russe, n’a pas reconnu le métropolitain de Kyïv et a exposé anathème contre lui. Il appelait Gregory comme traitre de l’orthodoxie, il appelait tous les évêques de rompre toutes les relations avec le métropolitain de Kyïv. Une partie des évêques ukrainiens ont soutenu le métropolitain. Par conséquences, c’était la division finale de métropolie pour ce de Kyïv et ce de Moscou. En 1469 le patriarche de Constantinople Dionysyus I a approuvé Gregory dans la cathèdre de Kyïv.

3. En 1690 la cathédrale (réunion) dirigé par patriarche moscovite Ioakim a exposé l’anathème contre « hérésie de pain culte » – l’affirmation, que le pain et du vin deviennent le corps et du sang de Christ, les catholiques et les orthodoxes ukrainiens se conformaient. On a interdit de lire les ouvrages théologiques écrits par les Ukrainiens, lesquelles « ont une vision commune avec le pape et l’église occidentale ». Parmi ceux-ci il y’avaient les livres de Petro Mohyla, Kyrylo Stavrovytsky, Louka Baranovytch et d’autres. En Ukraine et dans plusieurs pays orthodoxes on n’a pas reconnu l’anathème. À cause de ça, le nouveau patriarche moscovite Adrian a exposé l’anathème contre tous les livres de Laura des Grottes de Kyïv, qui étaient publiés en langue ukrainienne.

4. En 1708 l’église orthodoxe russe a mis anathème contre hetman ukrainien Ivan Mazepa à cause de « trahison de Christ et la trahison de grand tzar ». Cela était proclamé par les évêques ukrainiens en présence de Pierre I à Hloukhiv. Ils ont déchirés les diplômes et des récompensés de hetman, et ils ont tirés la poupée de Mazepa dans les rues. Plus tard le bourreau l’a « exécuté » sur la place. Les évêques moscovites ont menacés d’excommunication tous qui voulaient rejoindre l’hetman dans son « affaire contre Dieu ». En 2009, la Patriarcat de Kyïv a déclaré : « l’église orthodoxe russe a créé une commission pour examiner la lavée de l’anathème de hetman. Toutefois, en Juin 2010, le patriarche de Moscou Cyrille a demandé aux autorités de Kyïv de changer le nom de la rue qui porte le nom d’Ivan Mazepa sur le nom Lavrska. Il pense que la rue menant à l’un de plus grands sanctuaires orthodoxes, ne peut pas porter le nom de l’apostat de l’église.

5. En 1997 les évêques de l’église orthodoxe russe ont anathématisé le patriarche de l’église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Kyïv Philarète. Le cathédrale (réunion) a expliqué : « Le moine a continué le fractionnement des activités blasphématoire, y compris pratique religieuse blasphématoire sans dignité sacrée, a eu le courage de se nommer comme « Patriarche de Kyïv et de toute la « Rous-Ukraine », a continué ses actes criminels de nuire à l’orthodoxie en Ukraine. Philarète ne reconnaît pas l’anathème. Il considère cet anathème comme un acte des raisons politiques. Ne reconnaissant pas officiellement le Patriarcat de Kyïv, beaucoup de personnes continuent de communiquer avec Philarète, y compris des représentants du Patriarcat de Constantinople. De 10 à 15 millions des Ukrainiens reconnaissent le patriarche Philarète comme leur patriarche.

Le FMI a approuvé une nouvelle ligne de crédit pour l’Ukraine

Thursday, July 29th, 2010

Chers lecteurs, visiteurs de mon blog, il a été dit aujourd’hui que le Fonds monétaire international (FMI) a donné à l’Ukraine une nouvelle ligne de crédit stand-by d’un montant de SDR 10 milliards (environ $15.15 milliards), qui est conçu pour 29 mois. SDR 1.25 milliards ($1,89 milliards) sera disponible aujourd’hui. Je ne veux pas de recourir à une analyse sur à quoi ça peut mener en future, mais je vais dire une chose, l’argent n’ira pas pour les besoins de l’État.

Le lien sur le site-web du FMI: http://www.imf.org/external/np/sec/pr/2010/pr10305.htm

La BERD a améliorée la prévision de la croissance du PIB pour l’Ukraine en 2011

Thursday, July 22nd, 2010

La Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement a maintenu sa prévision du produit intérieur brut (PIB) de l’Ukraine cette année à 4% et une amélioration en 2011 de 4% à 4,1%.

Selon la mise à jour publiée ce jeudi à propos de la macro-prévision régionale de la banque, selon le bilan du quatrième trimestre de cette année la croissance du PIB comparativement à la même période de 2009 s’élèvera à 6%, et selon le bilan du quatrième trimestre de 2011 diminuera jusqu’à zéro.

Selon les estimations de la banque, la croissance du PIB au premier trimestre de cette année était au niveau de 4,9%, tandis qu’au second trimestre elle a ralenti jusqu’à 2,3%, au troisième trimestre – ça va s’accélérer à 2,9%.

La BERD rappelle qu’au quatrième trimestre de 2009 la chute du PIB était au niveau de 7% et un an plus tôt – 8%.

Neutralité ukrainienne ou mensonge de Yanoukovytch ?

Saturday, July 17th, 2010

Le 14 juillet 2010 à Kyïv, avait lieu la Conférence internationale de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC), où il a été annoncé la nécessité d’une propagande à grande échelle de l’OTSC sur les ukrainiens pour un « lavage de cerveau » en règle.
Dans le gouvernement pro-russe qui a été établi en Ukraine après la victoire de Yanoukovytch aux élections présidentielles l’hiver passé, la pluparts des politiciens veulent une coopération plus poussée avec la Russie, jusqu’à arriver à une intégration économique, politique et militaire.
Donc, concernant l’intégration économique c’est déjà un peu trop raté pour les politiciens ouvertement pro-russes comme le président de l’Ukraine M. Yanoukovytch, parce que depuis 2008 l’Ukraine fait parti de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Et comme la Russie, le Kazakhstan, le Belarus ne font pas parti de cette organisation internationale, l’Ukraine ne peut pas joindre le projet russe d’union douanière. Tant mieux pour l’Ukraine. On doit dire merci à Youchtchenko qui a intégré l’Ukraine à l’OMC et a ainsi sauvé notre indépendance économique.
Concernant l’intégration politique, l’Ukraine ne fait parti ni de l’Union Européenne (l’UE) ni de la Communauté des États Indépendants (la CEI). Alors, comme l’UE ne montre aucune volonté politique sur la question ukrainienne à propos d’une possible adhésion, l’UE donne toutes les opportunités de manœuvres à Russie à propos de l’engagement de l’Ukraine dans sa sphère d’intérêt (CEI et les autres projets). En rejetant l’Ukraine, l’UE peut avoir une zone instable à côté de ses frontières orientales. Sinon, l’UE risque de montrer son vrai visage aux gens et aux citoyens de l’UE à propos des double-standards concernant un pays européen tel que l’Ukraine. Comme ça, ça pourra baisser l’image de l’UE aux yeux du peuple du monde entier comme une organisation/pays qui se bat pour la démocratie et les libertés de son peuple.
Concernant l’intégration militaire, l’Ukraine est toujours un pays neutre, mais ça peut changer. En 2008 au Sommet de l’OTAN à Bucarest, Roumanie, sous la pression russe, française et allemande l’OTAN a rejeté l’application de l’Ukraine au Membership Action Plan (MAP). Donc, la population de l’Ukraine qui a espérée le soutient des pays de l’OTAN et l’octroi du MAP après l’échec complet dans cette direction politique se sent oublié par l’Occident et ne croit pas aux valeurs déclarés par l’UE. Qu’est-ce que ça donne à l’UE et l’OTAN ? Avant tout, l’OTAN risque de perdre l’Ukraine comme partenaire actif (l’Ukraine prend parti dans toutes les opérations de l’OTAN de « Active Endeavour » jusqu’à l’Afghanistan). Parce que ce n’est pas dans l’intérêt de l’Ukraine de tant coopérer avec l’OTAN sans adhésion. Donc, le nouveau président pro-russe de l’Ukraine Victor Yanoukovytch pousse l’Ukraine aux mains de la Russie. C’est-à-dire, lui et son équipe vont promouvoir l’OTSC et donc, comme ce bloc militaire est opposée à l’OTAN et à tout l’Occident, à mon avis c’est un mauvaise signe/message pour les politiciens européens et américains. Sinon, dans le futur l’Ukraine risque d’être intégrée à l’OTSC et de devenir un rival pour l’OTAN.
Au lieu de conclusion. L’UE et les États-Unis doivent se poser une question « est-ce qu’ils veulent avoir l’Ukraine comme un partenaire stable et prévisible ou ils veulent avoir une zone d’instabilité et l’Ukraine qui joue de façon russe ? ».

Hillary Clinton rend visite en Ukraine

Monday, July 5th, 2010

Cette semaine, secrétaire d’État des États-Unis Hillary Clinton s’est rendue en Ukraine. Elle a rencontré le Président de l’Ukraine Viktor Ianoukovytch, ainsi que l’opposition ukrainienne.
Elle n’a généralement pas critiqué les autorités ukrainiennes. Même si elle a dit que les États-Unis continueront à observer le niveau de la liberté de la presse en Ukraine. Sur la question du refus de l’Ukraine sur l’adhésion à l’OTAN, elle a dit qu’elle respecte le droit souverain de l’Ukraine choisir ses alliés, mais elle a soulignée que la porte de l’OTAN reste ouverte.
Donc, j’ai une question. Pourquoi cette porte étant ouvertes, n’a pas laissé l’Ukraine entrer quand le gouvernement ukrainien avait la volonté politique? Et sinon, qu’est-ce que ça veut dire cette visite de H. Clinton? Est-ce qu’Il y a des idées ?

Le choc des civilisations au centre de l’Ukraine

Sunday, June 20th, 2010

Cette année, quasiment au même moment, le tribunal de Donetsk a destitué Roman Choukhevytch et Stepan Bandera de leur titre de héros, mais les conseils municipaux de L’viv, Ternopil, Ivano-Frankivsk leur ont décerné le titre de citoyens d’honneurs.
Les mêmes personnes pour les mêmes actions sont considérées dans un cas comme des héros et dans l’autre cas comme des criminels, et ceci non pas au niveau des préférences personnelles, mais au niveau des décisions des établissements d’État.
Si on entendait une telle évaluation à propos de cette question de la part de Moscou et Tbilissi, ou de Téhéran et Washington, il est clair que ce sont des parties belligérantes qui sont diamétralement opposés dans leurs évaluations. Mais Donetsk et Ternopil ne sont pas belligérants, ils se trouvent dans un seul pays.
Donc on peut considérer cette situation comme une schizophrénie d’une forme compliquée.
Le dédoublement de la personnalité d’un État se produit lorsque deux civilisations différentes coexistent dans un seul pays.

Paradigme civilisationnel

Une telle approche, ou comme les scientifiques disent – un paradigme civilisationnel – a gagné sa popularité en sciences politiques après le livre sorti en 1996 « The clash of civilizations » par Samuel Huntington – « Confrontation des civilisations », ou plus précisément « Choc ». Quand le conflit mondial entre communisme et capitalisme est terminé, l’auteur considère le choc des civilisations comme le conflit principal de l’histoire moderne.
Une civilisation peut être créée par un ensemble de nations et pays, comme par exemple, la civilisation occidentale moderne. Il est aussi possible qu’un seul pays forme une civilisation, comme la Chine.
Il peut également arriver que deux civilisations existent en même temps dans un seul pays.
Huntington appelle ces pays « des pays divisés ». Comme le Soudan, l’Inde, le Sri-Lanka, la Malaisie ou l’Ukraine. Par contre, il détermine sans analyse profonde une ligne de division et sa nature en Ukraine, il a donc tort.
Le conflit qui divise l’Ukraine, selon Huntington, est un conflit entre les civilisations occidentale et orthodoxe. « La civilisation occidentale » en Ukraine est représentée par les régions d’habitation des gréco-catholiques. Donc la ligne de division doit se placer sur le territoire qui sépare la Galicie et la Volhynie du reste de l’Ukraine.
Comme confirmation visuelle, Huntington utilise les résultats du vote aux élections présidentielles de 1994. À cette époque, la ligne de division se trouvait à la frontière orientale de la région de Kyiv, Tcherkassy, et au sud de la région de Tcherkassy, Vinnytsia. Mais il est évident que ces régions ne sont pas des uniates selon la confession dominante.
Les résultats des élections présidentielles en 2004 et 2010, et les élections parlementaires en 2007 sont encore plus révélateurs.
Les résultats nous donnent une ligne stable, selon laquelle la partie « occidentale » de l’Ukraine inclut les régions de Tchernihiv, Soumy et Poltava, qui ni géographiquement, ni par la religion n’appartiennent à la ligne tracée par Huntington.
La stabilité d’une telle division est déjà une raison suffisante pour analyser sa nature. Il est clair qu’elle n’est pas religieuse. Ce sont les mêmes orthodoxes qui se trouvent de deux côtés de la ligne de division.
Selon Huntington, à l’Est de la ligne de division se trouve « la civilisation orthodoxe ». Mais plus précisément on l’appelle civilisation « russe » ou « eurasienne ». Maintenant la Russie, y compris sa population musulmane, créé une civilisation spécifique indépendante, qui comprend également les républiques d’Asie centrale d’ex-URSS, qui sont devenus des pays indépendants, en ne quittant pas la zone culturelle russe.
Donc, la définition religieuse de la civilisation n’est pas correcte. Elle comprend les orthodoxes et les musulmans, et aussi beaucoup d’athées, formés à la suite de la politique antireligieuse soviétique.
Donc, il est logique que la division civilisationnelle en Ukraine n’a pas de caractère religieux.

Une preuve la plus ancienne

« Kyiv était envahi en mars le vingtième jour, le mercredi de la deuxième semaine du carême. Et ils ont enlevés la ville entière pendant deux jours. Et il n’y avait pas pitié : les églises brulaient, les chrétiens étaient tués, les autres étaient capturés, et les femmes aussi, les enfants pleuraient en regardant leurs parents tués.
Et ils ont pris beaucoup de biens, et volés les choses dans les églises, et ils ont enlevés les cloches… et tous les sanctuaires étaient pillés aussi. Et même le monastère de Sainte-Marie de Petchersk était en flamme, mais le Dieu par les prières de Sainte-Marie l’a sauvé ».

Ceci un extrait d’un rapport sur le vol total et la destruction de Kyiv en 1169. Ce n’est ni les Kumans, ni les Mongols, c’est l’armée du grand-duc de Vladimir André 1er Bogoluibski et d’autres princes, qu’il a ajouté à l’affaire.
Des conflits graves, jusqu’au meurtre, étaient fréquents dans la dynastie des Riourikides. La marche militaire à Kyiv des princes de Rous’ n’est pas étonnante, l’innovation du grand-duc André 1er Bogoluibski résidait dans le fait qu’il ne voulait pas gagner la ville, il voulait détruire Kyiv.
Mais pourquoi ? Ce n’était pas une guerre civile ni religieuse. L’acte du grand-duc André n’a pas l’air d’être motivé, même la raison de la destruction de Kyiv est absente dans la chronique.
L’explication donnée par Hrouchevsky semble être plausible.
Imaginez, que la Principauté de Vladimir-Souzdal c’est l’Amérique de Rous’ de Kyiv, elle a commencé à se développer rapidement lors du règne d’André 1er Bogoluibski. André a créé dès le tout début cette principauté comme un État autocratique, le début d’un futur absolutisme et despotisme russe. Donc on peut comprendre sa relation envers Kyiv.
Hrouchevsky écrit, pour André « les traditions historiques liées à Kyiv n’étaient pas sympathiques, … cette galerie de princes infinie, l’influence des boyards et le rôle politique des communautés. Il n’y avait pas d’espoir à surmonter cela, et André fait tout pour détruire, diminuer Kyiv ».
Si Hrouchevsky a raison, la destruction de Kyiv par le grand-duc André peut être considérée comme le premier signe avant-coureur du conflit civilisationnel entre le monde occidental et eurasien.
Bien que ces civilisations n’existaient pas à cette époque-là, elles allaient se former quelques siècles plus tard.

Témoignages de Sigismund von Herberstein

Au début du XVI siècle en Europe de l’Ouest il n’y avait pas d’expert plus éclairé à propos des pays de l’Europe de l’Est et de la Moscovie que Sigismund von Herbertsein, un diplomate distingué de la maison royale de Habsbourg.
Il témoigne sur le pouvoir sans précédent du tzar moscovite : « L’autorité qu’il a sur les gens dépasse trop celle de tous les monarques du monde entier… Il opprime tout le monde par l’esclavage aggravé. S’il donne un ordre à quelqu’un d’être dans sa cour ou d’aller à la guerre, ou d’être ambassadeur, il doit obéir aux ordres à ses propres frais ».
Ivan le Terrible, Pierre le Grand, Staline n’étaient pas encore nés – mais la possibilité d’une utilisation servile de n’importe quelle personne est incontestable. En outre, elle est la norme acceptée dans la société.
« Ce peuple trouve plus de plaisir en esclavage qu’en liberté » – cette phrase d’Herberstein est devenue un cachet afin de déterminer les mérites de la culture politique de la Russie dans les siècles à venir.
Et à propos de la partie européenne de la Rous’ ?
À l’époque c’était la Lituanie qui, dans la description d’Herberstein, s’étend de la Livonie (Lettonie moderne) jusqu’à Tcherkassy (Ukraine moderne). Donc, à ce moment-là, la partie européenne de la Rous’ était essentiellement composée de terres modernes du Belarus et de l’Ukraine moderne.
Ce n’est pas étonnant, que la Lituanie ait été majoritairement orthodoxe, et pas catholique. Selon Herberstein, les Lituaniens les plus célèbres de l’époque étaient les ducs Costyantyn Ostrozky et Mychaylo Hlynsky, des Volhyniens autochtones, et pas du tout des lituaniens.
Encore un fait : « le Statut lituanien » était écrit dans la version originale en XVI siècle en langue ruthène.
Le manque d’autorité du monarque de Lituanie envers ses sujets a surpris Herberstein, surtout en comparaison avec la Moscovie. Les magnats lituaniens, selon lui, « n’utilisent pas tellement la grande liberté et bonté de leurs roi, mais ils abusent de cela ».
Il est difficile d’imaginer un plus grand contraste entre les pays voisins, les libertés politiques de la Lituanie et le grave despotisme de la Moscovie.

Où se trouve la ligne de division?

Comme on peut le voir, on peut trouver dans antiquité historique des témoignages incroyables de différence fondamentale entre deux cultures politiques. La place de cette ligne aujourd’hui peut être démontrée très concrètement par de nombreux critères, y compris le plus évident – la géographie électorale.
Toutes les élections nationales de 2004 jusqu’à 2010 donnent la même ligne :
Electoral division of Ukraine
Je ne sais pas qui a le premier remarqué que cette ligne se trouve être la frontière historique de la République de deux nations au XVII siècle.
Il me semble, que le premier était Mykola Ryabtchouk qui écrivait à propos de cette ligne de division : « La République de deux nations n’était pas une place idéale pour vivre, mais c’était une autre civilisation que la Moscovie. Les gens vivaient longtemps à l’extérieur de la Russie et de l’Union Soviétique. Le Sud et l’Est, faites attention, n’ont jamais vécu à l’extérieur de l’URSS ou la Russie… ».
Stanislav Bilytchenko a fait une autre comparaison géographique intéressante: cette carte correspond à la distribution de la langue ukrainienne comme langue maternelle selon le dernier recensement. Le fait que cette division ne soit pas accidentelle, est aussi confirmé par les recherches de l’Institut International de Sociologie de Kyiv, où il est prouvé, qu’en Ukraine le choix politique ne se fonde pas sur les programmes politiques mais sur les sentiments nationaux.
Et enfin encore une chose sur la ligne de division.
Voici un extrait d’un communiqué du GFK sur les résultats de l’enquête sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE du 16 mai 2010. « Les habitants des régions centrales et occidentales, et aussi Kyiv soutiennent l’adhésion possible de l’Ukraine à l’UE – à 69%, 61% et 60% respectivement. En même temps les habitants des régions orientales et du sud s’expriment plus activement contre cette adhésion – à 35% et 31% respectivement ».
Une question directe sur l’identité civilisationnelle – une réponse directe au sujet qui est qui.

Les variantes possibles

Dans le conflit de deux civilisations, dans ce cas-là des civilisations occidentales et eurasiennes, dans un seul pays, les options suivantes de développements sont possibles :
1. La civilisation eurasienne conquiert la civilisation occidentale.
2. La civilisation occidentale conquiert la civilisation eurasienne.
3. Le statut quo se préserve.
4. Chacune de civilisations belligérantes crée son propre État séparé.
Option 1. La plus facilement prévue. C’est la situation des derniers trois cents ans, mais en réduisant considérablement les positions d’eurasiens par rapport aux années précédentes.
Premièrement, on doit dire qu’ils ne dominent pas en nombre, comme c’était le cas, quand l’Ukraine faisait partie de la Russie et de l’URSS. Deuxièmement, ils n’ont pas de forces répressives comme c’était le cas en URSS. Par conséquent, la suppression totale des représentants de l’autre civilisation, comme c’était le cas après l’accession de l’Ukraine de l’Ouest à l’URSS, n’a pas l’air d’être réel. Au moins, l’appareil répressif nécessaire n’est pas encore renouvelé.
Donc le développement futur de cette option – l’utilisation répressive du Ministère de l’Intérieur, de Service de Sécurité de l’Ukraine, du Parquet, des tribunaux, de Service fiscaux d’abord contre les opposants politiques, puis contre les journalistes, puis contre tous les dissidents.
Option 2. La moins probable en raison de deux facteurs. Premièrement, tout d’abord il n’y a pas d’avantage signifiant en nombre en Ukraine ; deuxièmement, l’incapacité totale d’agir ensemble et strictement.
La présence de ces deux facteurs en Lettonie et Estonie a apporté à la civilisation occidentale une victoire rapide.
En Ukraine, même dans la période de 2005-2009, quand y’avait une chance présumée de la conquête de la population des régions de culture eurasienne, il n’y a pas eu d’action. Ces régions de facto n’étaient pas subordonnées au centre, qui faisait juste semblant de les gérer.
Il reste la possibilité de la conquête paisible, l’acquisition graduelle culturelle. Théoriquement, c’est possible, mais le processus peut prendre énormément de temps. On n’a d’ailleurs remarqué aucun signe de ce processus durant ces 20 dernières années.
Option 3. En pratique, cette option peut être réalisée par la division du pouvoir parmi les représentants des deux cultures.
Le pays se divise administrativement en nombre égal de terres eurasiennes et occidentales, qui proportionnellement forment un parlement fédéral, divisent les postes du Président et du Premier-ministre. Une grande partie du pouvoir et du budget restent au niveau des terres.
Cette construction reste possible, mais très instable. Le changement des groupes sociaux, la contradiction de la nouvelle balance sociale à la vieille construction politique, l’intervention des extrémistes – tout ça s’accumule avec les années et déséquilibre la situation. Et on va à l’une des trois autres options.
Option 4. Les représentants de chacune des deux civilisations ne veulent pas envisager cette option, car chacune des deux parties pensent même inconsciemment, qu’elle peut surmonter l’autre partie, et dominer tout le territoire.
Tous sont pour l’Ukraine unie. Peut-être ils ont raison, plus précisément – l’un d’entre eux. Mais. Mais ceci reste très hypothétique.
Cette domination dans chaque cas sera violente.
Personne ne peut persuader l’autre partie. En outre, personne ne veut déjà convaincre l’autre partie.
On choisit alors consciemment la conquête violente des représentants d’une culture par les représentants de l’autre. Sur la balance il y a d’un côté, le négatif de la préservation d’un État violent, et de l’autre côté – le processus maladif de la création de deux États civilement homogènes, principalement moins conflictuel.
Aujourd’hui personne n’est prêt à dire, de quel côté va pencher la balance. Car il devient clair qu’on ne peut plus vivre comme ça. Mais comment est-ce possible ? Ceci n’est pas encore clair.
Que Dieu donne à l’Ukraine les forces d’implémenter l’option qui apportera le malheur au moins de personnes possible. Et que Dieu nous donne l’esprit de trouver cette option.

http://www.pravda.com.ua/articles/2010/06/11/5126765/

En Ukraine on prive les chaînes « Chaîne 5 » et « TVi » de leurs fréquences

Tuesday, June 8th, 2010


Le tribunal administratif du district de Kyiv a dépouillé les chaînes « Chaîne 5 » et « TVi » de fréquences pour broadcaste.
Le producteur général de chaîne « TVi » Serhiy Demyanchouk accuse le chef de Service de Sécurité de l’Ukraine Valeriy Khorochkovsky d’utiliser sa position officielle pour gagner ses intérêts commerciaux. Valeriy Khoroshkovsky utilise sa position non seulement pour protéger ses propres entreprises, qui généralement inacceptables dans une société démocratique, mais pour oppresser dans d’autres médias, y compris « TVi » et « Chaîne 5 ». Cette situation fait menace à la liberté d’expression en Ukraine.
J’exhorte toutes les organisations internationales et les dirigeants des pays de l’UE et des États-Unis pour condamner telles actions. Je tiens à attirer l’attention sur ce que le gouvernement met la pression sur la liberté d’expression en Ukraine. C’est inacceptable dans le pays européen. Surtout je demande à réagir l’organisation « Reporters sans frontières » !

Fin mai, le Service de Sécurité de l’Ukraine (dit SBU) et le Service Fédéral de Sécurité de Fédération russe (dit FSB) ont accepté le retour des officiers des services spéciaux russes dans la Flotte de la mer Noire

Wednesday, June 2nd, 2010

L’ex président du SBU, Valentyn Nalyvaytchenko considère l’activité de certains services de renseignements étrangers comme une grave menace pour la sécurité nationale de l’Ukraine.
Dans un entretien avec M. Horochkovsky a déclaré que l’officier de renseignement russe Vladimir Alexandrov détenu depuis Février 2010 a été condamné par le tribunal ukrainien en vertu de la loi sur l’espionnage.
Toutefois, le chef du SBU ne considère pas comme une menace à la sécurité nationale de l’Ukraine le retour des employés du FSB dans la flotte de la mer Noire.
Le vice-ambassadeur de la Russie en Ukraine M. Vsevolod Loskoutov est d’accord avec M. Horoshkovsky, qui prétend que les employés des services spéciaux russes travaillent dans toutes les unités militaires et vont servir sur la flotte de la mer Noire et qu’il est absurde de parler de menace à la sécurité nationale de l’Ukraine, selon lui.
Les experts rappellent que le retour des employés du FSB en l’Ukraine a été possible après la création du nouveau gouvernement en Ukraine.
Même avant les élections présidentielles, environ 20 agents des services de sécurité russes qui assuraient la sécurité de la Flotte de la mer Noire, ont quittés l’Ukraine en décembre dernier.
Mais en mai 2010, le SBU et FSB ont décidés de les renvoyer en Ukraine.
Les experts rappellent que pendant la deuxième moitié de 2009 et en 2010, le Service de sécurité de l’Ukraine a arrêté au moins 10 espions, y compris des russes.
Selon l’ancien chef du SBU M. Nalyvaichenko, la plus grande menace n’a pas disparue.
Cette menace à l’intégrité territoriale de l’Ukraine est toujours présente.

Déporter les Ukrainiens dans les régions éloignées de l’URSS

Sunday, May 16th, 2010

Top secret

Ordre N° 0078/42 22 juin 1944

Le commissariat populaire des affaires intérieurs et le commissariat populaire de la défense de l’URSS
Moscou

Par l’intelligent d’infiltration a été découvert : dernier temps en Ukraine, en particulier dans la région de Kyiv, de Poltava, de Vinnytsia, de Rivne et dans les autres régions, il y a évidemment une ambiance hostile du peuple Ukrainien contre l’Armée rouge les administrations locales du pouvoir soviétique. Dans certaines arrondissements et les régions la population ukrainienne s’oppose hostilement à exercer les événements de parti et du gouvernement à propos du rétablissement des kolkhozes et la livraison (forcée) de pain pour les besoins de l’Armée rouge. Ça se passe pour perturber la construction des kolkhozes, ils tuent les bovins. Pour perturber l’approvisionnement alimentaire de l’Armée rouge, ils enterrent le pain dans la terre. Dans de nombreuses régions les éléments hostiles ukrainiennes consistait de la plupart des gens qui cherchaient refuge contre la mobilisation en l’Armée rouge, ont organisés dans les bois les groupes «verts» qui explosent les convois militaires et attaquent les petites unités militaires, ainsi qu’ils assassinent les représentants du gouvernement local. Certains soldats de l’Armée rouge et les commandants, tombés sous l’influence de la population semi-fasciste ukrainienne et des soldats mobilisés de l’Armée rouge des régions libérées de l’Ukraine, ont commencés de dégrader et de passer chez ennemi.
Ce qu’est écrit en haut nous montre que la population ukrainienne a été mise sur la voie de sabotages contre l’Armée rouge et le pouvoir soviétique et cherche à retour des occupants allemands. Donc, afin d’éliminer et de contrôler les soldats de l’Armée rouge mobilisés et les commandants des régions libérées de l’Ukraine, je commande :

1. Déporter tous les Ukrainiens qui vivaient sous le régime de l’occupation allemande envers les régions éloignées de l’URSS.
2. Exécuter l’expulsion:
a) Avant tout, les Ukrainiens qui ont travaillés et servis pour les Allemands;
b) Expulser la reste des Ukrainiens, qui sont familiers avec la vie pendant l’occupation allemande;
c) commencer l’expulsion après quand la récolte sera livrée à l’État pour les besoins de l’Armée rouge;
d) l’expulsion effectuée uniquement lors de la nuit et tout à coup, pour empêcher la fuite par un et non pas leur faire connaître les membres de sa famille qui sont dans l’Armée rouge.
3. Établir le contrôle suivant de soldats de l’Armée rouge et des commandants des régions occupées :
a) créer les fichiers spéciaux pour chaque personne dans les départements chargés;
b) vérifier toutes les lettres pas par la censure, mais par un département spécial;
c) attaché un agent d’infiltration pour 5 personnes des commandants et des soldats.
4. 4. Pour la lutte contre les bandes antisoviétiques transférer 12ème et 25ème les divisions punitifs du NKVD.

Annoncer cet ordre jusqu’à niveau de commandant du régiment, inclusivement.

Le commissaire populaire des affaires intérieures de l’URSS, Beria
Vice-commissaire populaire de la défense de l’URSS, Maréchal de l’URSS Joukov
Vrai: Chef du 4ème département colonel (Fedorov)

Sur les matériaux de Chuev F. : Les soldats de l’Empire: Interviews. Mémoires. Documents. — Moscou, 1998

La trahison de l’Ukraine

Sunday, May 2nd, 2010

Bonjour mes chers lecteurs. Excusez-moi de ne pas avoir écrit depuis si longtemps. J’attendais simplement d’avoir une certaine quantité d’événements intéressants sous la main, et qui se sont finalement produits.

Je voudrais bien commencer par exprimer mon désaccord envers les actions du Président Ukrainien, du Gouvernement et du Parlement Ukrainien ! Moi, en tant que citoyen de l’Ukraine, je suis contrarié par l’actualité en politique étrangère et intérieure ukrainienne !

27 avril 2010 la Verkhovna Rada (Parlement ukrainien) a trahi l’Ukraine. Un accord sur la prolongation du séjour de la flotte de la Fédération russe pour 25 ans en Crimée (Ukraine) a été ratifié. 236 députés sur 450 ont voté « pour ». La moitié des députés du Parti des Régions n’étaient pas présents pour voter à ce moment là. Ils bloquaient la tribune. Ainsi, 160 députés du Parti des Régions ont votés « pour », y compris Rinat Akhmetov qui n’était pas dans la salle.

Je pense qu’il n’est pas du tout nécessaire d’expliquer combien cet événement est négatif pour l’Ukraine et sa sécurité nationale. Parce que, comme chacun sait, l’État qui a une base militaire étrangère dans son territoire – c’est toujours une menace à la souveraineté et l’indépendance de la politique extérieure et intérieure.

Si on regarde d’autres aspects, tout simplement il n’y a pas de mots pour décrire comment le nouveau gouvernement ukrainien au cours de ces 50 derniers jours a trahi les intérêts nationaux. Un projet de loi sur l’interdiction du doublage des films en Ukrainien, l’introduction de l’étude de la langue russe obligatoire dans les écoles, les tentatives de réécrire l’histoire en créant un manuel d’histoire commune avec la Russie, fournissant à la Russie l’industrie l’aéronautique ukrainienne, le secteur du transport de l’énergie ainsi que de nombreux d’autres événements nous font réfléchir, quelle a été le prix (en €) pour cette trahison nationale…

J’espère que l’opposition ukrainienne avec le peuple ukrainien permettront l’éviter l’adoption de lois comme ça ! Tout est dans nos mains !

Kirghizistan et la résurgence de la Russie

Tuesday, April 13th, 2010

La semaine passée a vu un autre succès principal de la résurgence de la Russie dans l’ancien territoire soviétique quand les forces pro-russes ont pris le contrôle du Kirghizistan.

La révolution kirghize a été rapide et intense. Pendant 24 heures, les protestations qui couvaient depuis des mois ont tournés aux émeutes dans tout le pays, que le président a fui, et un gouvernement de remplacement a prit le contrôle. La manière dont chaque pièce nécessaire pour passer d’un gouvernement à l’autre s’est mis en place dans un délai très court et discrédite les arguments qui parlaient d’un soulèvement spontané du peuple en réponse à la précarité des conditions économiques. Au lieu de cela, cette révolution apparaît pré-arrangée.

UNE RÉVOLUTION PRÉ-ARRANGÉ

Les forces de l’opposition au Kirghizistan ont longtemps organisé des manifestations, en particulier depuis la Révolution des Tulipes en 2005 qui a renversé le président récemment évincé, Kourmanbek Bakiev, au pouvoir. Mais divers groupes d’opposition n’ont jamais été capable de faire une révolution complète – jusqu’au moment où la Russie s’est impliquée.

Dans les semaines avant la révolution, des membres sélectionnés de l’opposition kirghize se sont rendus à Moscou pour rencontrer le Premier-ministre russe Vladimir Poutine. Des sources de la STRATFOR au Kirghizistan ont signalé l’omniprésent ainsi que la présence notable de fonctionnaires du Service Fédéral de la Sécurité russe sur le terrain pendant la crise, et Moscou préparait le largage 150 élites parachutistes russes au lendemain de la révolution dans des bases russes au Kirghizstan. Comme la poussière a commencé à s’installer, la Russie a approuvé le gouvernement.

Il y a bien quelques raisons pour lesquelles la Russie pourrait cibler un pays à près de 965 km de son territoire (et près de 3000 km de capitale à capitale), si le Kirghizstan n’est pas un grand trophée. Le pays n’a pas d’économie ni de ressources stratégiques à mentionner et est très dépendant de tous ses voisins pour les denrées alimentaires et son énergie. Mais il a un emplacement géographique précieux.

L’Asie centrale comprend essentiellement une steppe massive de plus d’un million de km carrés, faisant de la région une proie facile à envahir. L’une des caractéristiques géographiques principales de la région autres que la steppe, sont les montagnes Tien Shan, une ligne qui sépare l’Asie centrale de l’Asie du Sud et la Chine. La vallée de Fergana est nichée au sein de ces montagnes, et constitue un foyer à la plupart de la population de l’Asie centrale en raison de ses terres arables et de la protection offerte par les montagnes. La vallée de Fergana est le cœur de l’Asie centrale.
86b3de8ed6473c71c0a216679d1ccd58c16df7f8
Pour éviter ce noyau de consolidation dans le centre du pouvoir de la région, les Soviétiques ont coupés la vallée de Fergana entre trois pays. L’Ouzbékistan est titulaire de la vallée, le Tadjikistan possède l’entrée de la vallée et le Kirghizstan contrôle les montagnes qui entourent la vallée. Le Kirghizstan n’a pas la valeur économique des ressources de la vallée, mais il a comme bénéfice de l’encercler. Contrôler le Kirghizistan est égal à contrôler la vallée et posséder l’Asie par son noyau central.

En outre, la capitale kirghize, Bichkek se trouve à seulement 190 km de la plus grande ville du Kazakhstan (et historique et capitale économique), Almaty. Le placement du Kirghizstan dans le Tien Shan donne également au Kirghizistan la possibilité de surveiller le déplacement chinois dans la région. Et ses hauts plateaux donnent également sur le bassin de Tarim en Chine, où se tient une partie du contentieux Ouïghour du Xinjiang, région autonome.

Compte tenu de son emplacement stratégique, le contrôle du Kirghizistan offre la possibilité de faire pression sur le Kazakhstan, l’Ouzbékistan , le Tadjikistan et la Chine . Le Kirghizistan est donc un élément essentiel dans le plan général de la Russie, et de resurgir dans sa sphère d’influence ex-soviétique.

LA RÉSURGENCE DE LA RUSSIE

La résurgence de la Russie est fonction de ses vulnérabilités extrême géographiques . La Russie n’a pas de barrières géographiques définissables entre elle et les autres puissances régionales. Le noyau de la Russie est une bande de terre qui part de Moscou pour aller vers le bas, dans le grenier de la région de la Volga. À l’époque médiévale, cette région a été connue sous le nom de Moscovie. Il n’a pas de rivières, seuls les océans ou les montagnes délimitent ses frontières. Sa seule véritable défense nationale est son climat inhospitalier et ses forêts denses. Cela a conduit à une histoire d’invasions sans fin, y compris les pillages commis par les hordes mongoles, les chevaliers teutoniques et les nazis.

Pour contrer ce manque de défense, la Russie a toujours adopté le principe de l’expansion. La Russie a ainsi continuellement cherché à s’étendre assez loin pour asseoir sa puissance dans une barrière géographique définissable – comme une chaîne de montagne – ou de se développer suffisamment pour créer une zone tampon entre elle et les autres puissances régionales. Cet objectif d’expansion a été la clé de la sécurité nationale de la Russie et sa capacité à survivre. Chaque dirigeant russe l’a bien compris. Ivan le Terrible a élargi le territoire au sud-ouest dans les marais d’Ukraine, la Grande Catherine dans la steppe d’Asie centrale et du Tien Shan et l’Union soviétique dans une grande partie de l’Europe centrale et orientale.

L’expansion de la Russie a été faite suivant quatre orientations stratégiques. La première, au nord et au nord-est, est de profiter de la protection offerte par les montagnes de l’Oural. Cette stratégie est plus qu’un «juste au cas où». Ainsi, dans le cas où Moscou tombe, la Russie peut se réfugier dans l’Oural et se préparer à une résurgence dans l’avenir. Staline a utilisé cette stratégie lors de la Seconde Guerre mondiale quand il a déménagé de nombreuses villes industrielles de la Russie dans l’Oural pour les protéger de l’invasion nazie.

La seconde est à l’ouest vers les Carpates et dans le nord des plaines de l’Europe. Posséder la terre jusqu’aux Carpates – traditionnellement, y compris l’Ukraine, la Moldavie et des régions de Roumanie – crée un point d’ancrage en Europe pour protéger la Russie du sud-ouest. Pendant ce temps, la plaine nordique européenne est simplement l’une des routes les plus indéfendables en Russie, où la Russie n’a pas de zone tampon. L’objectif de la Russie a été de pénétrer le plus profondément possible dans la plaine, pour rendre le passage de la distance nécessaire pour voyage vers la Russie très difficile aux envahisseurs potentiels.

La troisième direction se trouve au sud du Caucase. Ceci implique la possession du Grand et Petit Caucase, deux chaînes de montagnes et la création d’une barrière géographique entre la Russie et les puissances régionales comme la Turquie et l’Iran. Cela signifie également le contrôle des régions de la Russie musulmane (comme la Tchétchénie, l’Ingouchie et le Daghestan), ainsi que la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Le quatrième se trouve à l’Est et au Sud-est vers la Sibérie et en Asie centrale. Les montagnes du Tien Shan sont la seule barrière géographique entre les cœurs russes et asiatiques, les steppes d’Asie centrale sont, comme leur nom l’indique, à plat jusqu’à ce qu’elles atteignent les montagnes du Kirghizistan.

À l’exception de la stratégie d’expansion par la plaine nord-européenne, la Russie met l’accent sur l’importance des montagnes – les Carpates, le Caucase et le Tien Shan – comme des obstacles géographiques. Contrôler le terrain jusqu’à ces obstacles définis fait partie d’une plus grande stratégie de la Russie, sans laquelle la Russie est vulnérable et faible.

La Russie de l’ère soviétique a atteint ces objectifs. Elle a possédé les terres jusqu’à ces barrières montagneuses et contrôlé la plaine nord-européenne ainsi que tout le chemin jusqu’à la frontière ouest-allemande. Mais son emprise sur ces ancrages a faibli avec la chute de l’Union soviétique. Cet effondrement a commencé lorsque Moscou a perdu le contrôle des quatorze autres États de l’Union soviétique. La désintégration soviétique ne garantit pas, bien sûr, que la Russie ne réapparaisse sous une autre forme. L’Occident – et les États-Unis en particulier – ont ainsi vu la fin de la Guerre Froide comme une occasion de s’assurer que la Russie ne réapparaisse jamais dans son hégémonie grande eurasienne.

Pour le faire, les États-Unis ont commencé à s’intégrer dans les États entre la Russie et ses barrières géographiques, pour les sortir de la sphère russe dans un processus qui verrait à terme l’influence russe contenue à l’intérieur des frontières de la Russie proprement dite. À cette fin, Washington a cherché à étendre son influence dans les pays voisins de la Russie. Cela a commencé avec l’expansion du club militaire américain, l’OTAN, dans les États baltes en 2004. Ce qui a littéralement mis à la porte de l’Ouest la Russie (à leur point le plus proche, les pays baltes sont distants de moins de 160 km de Saint-Pétersbourg) sur l’un des points faibles de la Russie sur la plaine d’Europe du Nord.

Ensuite Washington a encouragé des mouvements démocratiques pro-américains et pro-occidentaux dans les anciennes républiques soviétiques. Ce sont les révolutions dites « de couleur », qui ont débuté en Géorgie en 2003, sont passés en Ukraine en 2004 et au Kirghizistan en 2005. Ceci a supprimé trois ancrages montagneux de la Russie.

La révolution orange en Ukraine s’est avéré un point de rupture dans les relations américano-russes. À ce moment, Moscou a reconnu que les États-Unis cherchaient à paralyser la Russie de façon permanente. Quand l’Ukraine est devenue orange, la Russie a commencé à organiser une réponse.

UNE FÊNETRE D’OPORTUNITÉ

La Russie a reçu une occasion en or pour repousser l’influence des États-Unis dans les anciennes républiques soviétiques et redéfinir la région grâce aux guerres américaines en Afghanistan et en Irak et la crise avec l’Iran. Son focus sur le monde islamique a laissé Washington avec une capacité limitée pour continuer la chasse loin de l’ancien espace soviétique ou de lutter contre toutes les réponses de la Russie à l’influence occidentale. Moscou sait que Washington ne restera pas fixé sur le monde islamique pour toujours, ce qui explique pourquoi la Russie a accéléré ses efforts visant à inverser l’influence occidentale dans l’ancienne sphère soviétique de la Russie et de garantir sa sécurité nationale.

Ces quelques dernières années, la Russie a travaillé pour faire reculer l’influence occidentale dans la ancienne sphère soviétique, pays par pays. Moscou a reçu un certain nombre de grands succès en 2010. En Janvier, Moscou a signé un accord d’union douanière pour la réintégration économique de la Russie avec le Kazakhstan et la Belarus. Aussi en Janvier, un gouvernement pro-russe a été élu en Ukraine. Et maintenant, le gouvernement pro-russe a pris le pouvoir au Kirghizistan.

Le dernier de ces pays est une étape importante pour Moscou, étant donné que la Russie n’a même pas de frontière avec le Kirghizistan. Cela indique que Moscou doit être sécurisé dans son contrôle du territoire du noyau russe à travers la steppe de l’Asie centrale.

Alors qu’elle cherche à faire reculer l’influence occidentale, la Russie a testé une poignée d’outils dans chacune des anciennes républiques soviétiques. Il s’agit notamment des pressions politiques, de l’instabilité sociale, du poids économique, des interconnexions énergétiques, des services de sécurité et de l’intervention militaire directe. Jusqu’à présent, la pression exercée par ses connexions d’énergie – comme on le voit dans l’Ukraine et la Lituanie – s’est révélée très utile. La Russie a utilisé les seuils de fournitures pour blesser les pays et recueillir une réaction de l’Europe contre ces États. L’utilisation d’une intervention militaire directe – comme on le voit en Géorgie – a également été couronnée de succès, avec la Russie qui possède aujourd’hui d’un tiers du pays. La pression politique au Belarus et au Kazakhstan a poussé les pays à signer cette union douanière . Et maintenant avec le Kirghizstan, la Russie a prouvé qu’elle est prête à prendre une page du livre de jeu des États-Unis et de déclencher une révolution à l’instar des révolutions de couleur pro-occidentales. La stratégie russe a été taillée sur mesure pour chaque pays, en tenant compte de leurs différences pour les mettre dans la poche de Moscou – ou du moins les rendre plus pragmatique envers la Russie.

Jusqu’à présent, la Russie a presque retrouvé son ancrage montagneux de chaque côté, mais il n’a pas encore recouvert la plaine nordique européenne. Et cela laisse la Russie plus forte à combattre pour les États-Unis lorsque Washington retournera son regard vers l’Eurasie.

CE RAPPORT EST PUBLIÉ AVEC L’AUTORISATION DE LA STRATFOR

L’abolition du régime des visas avec l’UE est une question de mois

Saturday, April 3rd, 2010

L’annulation du régime des visas avec l’UE pour les ukrainiens est une question de mois, mais l’Ukraine doit entreprendre toutes les réformes nécessaires.
Cela a été annoncé par l’ex-Secrétaire Général de l’OTAN et Haut Représentant de l’UE pour la politique commune des visas, Javier Solana, au journal « Commerçant-Ukraine ».
« Pour la suppression des visas, vous avez beaucoup à faire » – il a répondu à la question, « pourquoi l’Ukraine n’a pas eu encore l’abolition du régime des visas avec l’UE ? ».
« Il s’agit principalement de problèmes techniques. Vous devez créer une base de données (des passeports), vous devrez peut-être passer aux passeports biométriques », a déclaré Javier Solana.
Dans une allocution où le président Viktor Ianoukovytch promettait que l’Ukraine bénéficierait de l’abolition des visas au cours de l’année, il a dit: «Je Je ne sais pas exactement combien de temps cela prendra – 9, 12 ou 20 mois. Mais, en tout cas, la résolution du problème du régime des visas – c’est une question de mois. »
« La seule condition – vous devez faire toutes les réformes nécessaires. Le délai pour accomplir ça dépend de vous » – a déclaré Javier Solana.

L’Ukraine va vendre des armes en Irak pour $2,4 milliards

Monday, March 22nd, 2010

Fin 2009, l’Ukraine a signé un contrat avec l’Irak pour fournir des armes pour un montant total de 2,4 milliards de dollars. C’est le plus gros contrat de fourniture d’armes dans l’histoire de l’Ukraine.
An32roh
Les États-Unis ont aidé l’Ukraine à obtenir ce contrat. Selon le Congrès des États-Unis, l’Ukraine fait partie des dix plus gros exportateurs d’armes. Cet accord mettra l’Ukraine à la 5e ou 6e position dans le commerce mondial des armes. Ce contrat donnera du travail à 80 entreprises ukrainiennes.

L’Ukraine va fournir l’Irak avec des véhicules blindés, des chars, des armes légères et des avions.

Je rappelle que ce mois-ci l’Ukraine a signé un contrat avec l’Inde pour mettre à jour 105 avions AN-32.

Note. AN-32 (selon la codification de l’OTAN: Cline) – avions de transport militaire ukrainien multifonction. Peuvent fonctionner dans différentes conditions climatiques, notamment des conditions de climat chaud (50 °C) et des aérodromes élevés (jusqu’à 4500 m). L’objectif principal de cet avion – lignes de fret pour transporter de petites et moyennes cargaisons. Utilisés pour le transport de personnes, le parachutage de personnes et de cargaisons, ainsi que des installations sanitaires pour le transport des blessés.

Nouveau ministre de l’éducation et des sciences de l’Ukraine

Wednesday, March 17th, 2010

Le 11 Mars 2010 Dmytro Tabachnyk a été nommé ministre de l’éducation et des sciences de l’Ukraine. Le 12 Mars 2010, le mécontentement de l’intelligentsia ukrainienne s’est immédiatement élevé.

Voyons en détails ce qui cause ce mécontentement. Vous devez d’abord comprendre qui est ce M. Dmytro Tabachnyk. Dmytro Tabachnyk est né le 26 Novembre 1963 à Kyiv. C’est un politicien ukrainien d’orientation pro-russe. Il est docteur, professeur, académicien de l’Académie des sciences de l’Ukraine. Il reconnaît officiellement les Ukrainien comme des « Petits Russes » qui font partie du « Peuple Russe ». Il conduit une politique anti-ukrainienne xénophobe. Un grand nombre de forces sociales et politiques estiment que son point de vue est radical anti-Ukrainien (Ukrainophobia).
Табачник_пішов_геть
À la suite d’une telle nomination une « campagne AntiTabachnyk » ou « Tabachnyk, va-t’en! » s’est créée. Cette campagne reflète la protestation de l’opinion publique ukrainienne, des organisations d’étudiants et de jeunes, des administrations locales, des partis politiques, des employés des structures d’éducation et des sciences pour le renvoi du ministre de l’éducation et des sciences de l’Ukraine, un ukrainophobe connu Dmytro Tabachnyk. Cette campagne a été lancée en Mars 2010.

J’aimerais vraiment savoir si oui ou non le monde civilisé a de tels précédents (à l’exclusion des anciennes colonies). Si quelqu’un a la réponse, s’il vous plaît, écrivez la dans les commentaires.

Liberté économique en Ukraine

Monday, March 15th, 2010

Aujourd’hui on va parler de la liberté économique. Le terme de « liberté économique » n’a pas un sens universel. Selon la définition de « Wikipédia » : La liberté économique est une largeur de comportement économique des entités économiques dans le choix de la propriété et l’étendue de leurs capacités, les connaissances, capacités, compétences, méthodes de répartition des revenus, la consommation de biens matériels ; est réalisé sur la base des lois de l’État ; la responsabilité économique des citoyens.

Un indice parmi d’autres qui montre que l’Ukraine n’est pas un pays économiquement libre est le fait, que les détenteurs de cartes bancaires ne peuvent pas recevoir d’argent par l’intermédiaire dans système de paiement tel que « Paypal ». Bien sûr, on peut acheter, mais on ne peut pas recevoir de paiements. Et tout ça est à cause de la loi ukrainienne « Sur l’activité économique extérieure » et en gros à cause de la politique du gouvernement ukrainien pour empêcher la mise en œuvre de toutes les opérations élémentaires avec de l’argent en Ukraine.

Permettez-moi de vous montrer un fait, selon le « 2010 Index of Economic Freedom » qui est effectué par la fondation « The Heritage Foundation », l’Ukraine se situe à la 162e place sur 179. Selon la même fondation, notre niveau de liberté économique est considéré comme « réprimé ». Les « voisins » de l’Ukraine sont le Togo (161e place) et le Liberia (163e place). La Corée du Nord est la dernière dans la liste et occupe la 179e position.

2010 Index of Economic Freedom

Jetons un œil sur les pays de l’ex-URSS. Le Turkménistan (171e place) est le seul pays classé plus bas que l’Ukraine. Il y a aussi le Belarus (150e place) et l’Ouzbékistan (158e place) au rang des « libertés économiques réprimées ». La Russie (143e place) et Moldavie (125e place) sont dans le rand des « plutôt économiquement non-libre ». Pour donner un exemple, la Géorgie (26e place) est dans le rang des « plutôt économiquement libre ».

Tirons-en des conclusions !

PS. Vous pouvez trouver toutes les données ici

La situation économique en Ukraine

Sunday, March 7th, 2010

Tout le monde sait que l’Ukraine fait parti des pays européens les plus touchés par la crise financière mondiale. Malgré le fait que cette année la proposition de $ et € a dépassé la demande. Et quelques autres moments positifs dans le système macro-économique de l’Ukraine, mais le problème reste d’actualité.

Aujourd’hui j’ai décidé de partager mes opinions sur perspectives de développement les réformes dans du système de retraite de l’Ukraine. J’espère que ça sera intéressent pour vous, si quelqu’un me lit encore.
economics-for-dummies
La question urgente pour l’économie ukrainienne tout en surmontant la crise est d’équilibrer le budget de l’État en réduisant les dépenses. Donc, dans l’idéal, ça serait bien de ramener le déficit du budget de l’Ukraine à 2% du PIB. Mais c’est probablement impossible à cause de facteurs de nature économiques, mais surtout, à cause du climat politique. Mais j’y reviendrai en peu plus tard.

La politique budgétaire inadéquate repousse les investisseurs potentiels du marché ukrainien. L’Ukraine doit créer un environnement commercial équitable par l’élimination des exonérations fiscales qui existent dans les opérations commerciales avec Chypre.

Dans le secteur de retraite la situation se développe dans un tel scénario que bientôt le gouvernement ne remplira pas ses obligations envers les retraités. Cependant, il y a une solution. En Ukraine il y a une trop grande disparité entre les retraites. Il y a des gens qui gagnent environ 2500€ comme retraite, et il y a beaucoup de gens qui reçoivent que 100€ par mois comme retraite. En réduisant les grosses retraites on peut réinjecter cet argent dans le financement des retraites les plus modestes ou bien leur augmentation.

À propos des raisons politiques, ce que rend impossible la conduite d’une politique budgétaire adéquate, ce sont :
1. Promesses électorales populistes du Président et son équipe
2. Réticence à se rendre comte de la complexité de la situation économique en Ukraine
3. Manque de volonté politique de mener les réformes impopulaires et la restauration de la coopération avec le FMI et la Banque Mondiale

J’espère pour la rationalité du nouveau Président de l’Ukraine et le gouvernement.

PS. Peut-être quelqu’un a les idées à propos de ce sujet ? Si oui, alors s’il vous plaît, laissez-les dans les commentaires.

Résolution du Parlement européen sur la situation en Ukraine

Thursday, February 25th, 2010

Le Parlement européen,

– vu ses résolutions antérieures sur l’Ukraine,

– vu la déclaration et les recommandations de la commission parlementaire de coopération UE-Ukraine, qui s’est réunie en octobre 2009,

– vu l’accord de partenariat et de coopération entre l’Union européenne et l’Ukraine, qui est entré en vigueur le 1er mars 1998, et les négociations en cours sur l’accord d’association destiné à remplacer l’accord de partenariat et de coopération,

– vu le programme d’association UE-Ukraine, qui remplace le plan d’action UE-Ukraine établi en juin 2009,

– vu la déclaration commune adoptée lors du sommet UE-Ukraine qui s’est tenu à Kiev le 4 décembre 2009,

– vu l’accord entre la Communauté européenne et l’Ukraine visant à faciliter la délivrance de visas, signé le 18 juin 2007 et entré en vigueur le 1er janvier 2008,

– vu les résultats des élections présidentielles ukrainiennes, dont le premier tour s’est déroulé le 17 janvier, et le deuxième tour le 7 février 2010,

– vu le Partenariat oriental lancé à Prague en mai 2009,

– vu les déclarations de la mission d’observation de l’OSCE/du BIDDH sur les élections présidentielles des 17 janvier et 7 février 2010,

– vu l’article 110, paragraphe 2, de son règlement,

A. considérant que l’Ukraine a d’étroites relations historiques, culturelles et économiques avec l’Union européenne et qu’elle constitue un des principaux partenaires stratégiques de l’Union à sa frontière orientale; que son intégration dans l’Union européenne peut avoir un effet positif sur la sécurité, la stabilité et la prospérité de l’ensemble du continent,

B. considérant que l’Ukraine est un État européen et que, conformément à l’article 49 du traité sur l’Union européenne, elle peut déposer une candidature d’adhésion à l’Union européenne comme tous les États européens qui adhèrent aux principes de liberté, de démocratie, de respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales ainsi que de l’État de droit,

C. considérant que la mission internationale d’observation des élections a signalé que le second tour des élections présidentielles en Ukraine avait confirmé le constat établi à l’occasion du premier tour selon lequel la majeure partie des prescriptions de l’OSCE et du Conseil de l’Europe avaient été respectées et que ces élections consolidaient les progrès accomplis depuis 2004,

D. considérant que l’adhésion de l’Ukraine à l’Organisation mondiale du commerce marque une étape importante dans son acceptation des normes économiques internationales et européennes et de relations commerciales plus étroites avec l’Union européenne, et qu’elle accélère ainsi les négociations relatives à l’établissement d’une zone de libre-échange renforcée et globale faisant partie intégrante de l’accord d’association,

E. considérant qu’il ne faut pas oublier que l’Ukraine a connu le communisme et la domination soviétique et que le pays a parcouru un long chemin pour en surmonter les effets négatifs,

F. considérant qu’environ 80 % du gaz russe acheminé vers l’Union européenne transite par l’Ukraine,

G. considérant que le Partenariat oriental ne pourra atteindre son objectif de contribuer à l’instauration de la paix, de la stabilité et de la prospérité de tous les voisins orientaux de l’Union européenne que s’il est fondé sur des projets concrets et crédibles et s’il est suffisamment financé; que, en raison de sa taille et de son importance géopolitique et stratégique, l’Ukraine fait figure de leader régional au sein du Partenariat oriental,

1. salue la déclaration de la mission internationale d’observation des élections qui indique que le second tour des élections présidentielles ukrainiennes a confirmé le constat établi à l’occasion du premier tour selon lequel la majeure partie des prescriptions de l’OSCE et du Conseil de l’Europe avaient été respectées, que les candidats ont pu mener leur campagne librement dans un climat électoral marqué par la concurrence entre les candidats, mais aussi par sa polarisation, que les médias ont dans leur ensemble permis aux électeurs de choisir leur candidat en connaissance de cause et que, le jour des élections, le scrutin s’est déroulé dans le calme, sans heurts et de manière professionnelle et transparente à travers le pays;

2. salue le taux élevé de participation, qui témoigne de la grande mobilisation des citoyens ukrainiens pour déterminer le cap à prendre par le pays et qui constitue un engagement dont les dirigeants politiques ukrainiens devront se montrer à la hauteur;

3. estime que l’Ukraine, comme toute démocratie qui fonctionne, doit non seulement s’attacher au bon déroulement de la journée du scrutin mais aussi veiller à mettre en place un cadre législatif plus général qui garantit la transparence de la vie politique, et notamment du financement des partis politiques et des candidats;

4. prend acte des aspirations européennes de l’Ukraine; estime que les portes de l’Europe doivent lui être ouvertes et que le bon déroulement des élections constitue, pour l’opinion publique européenne, un signal fort qui confirme que l’Ukraine actuelle est un État européen comme les autres qui a le droit d’exprimer son désir de faire partie de l’Europe;

5. souligne la position centrale de l’Ukraine dans la sécurité énergétique de l’Union européenne; insiste sur le besoin de renforcer la coopération entre l’Ukraine et l’Union européenne dans le secteur de l’énergie et demande la conclusion de nouveaux accords entre l’Union et l’Ukraine en vue de sécuriser l’approvisionnement énergétique des deux parties; rappelle l’importance de la transparence de l’approvisionnement en gaz et des modes de transport; craint que le projet de gazoduc Nordstream ne mette à mal le principe de solidarité régissant la sécurité énergétique de l’Union européenne, ne vise directement les pays de transit et ne soit construit pour contourner l’Ukraine;

6. souligne qu’en dépit des progrès accomplis, l’accord existant visant à faciliter la délivrance de visas doit être réexaminé à l’aune d’objectifs à long terme, et invite le Conseil à charger la Commission de réviser ledit accord avec les autorités ukrainiennes afin d’établir un calendrier aboutissant à la suppression des visas obligatoires pour l’Ukraine;

7. invite la Commission et le Conseil à réaffirmer la volonté de l’Union européenne d’aider l’Ukraine au moyen des mécanismes du Partenariat oriental et du programme d’association UE-Ukraine; souligne que le Partenariat oriental ne devrait pas empêcher l’adhésion à l’Union européenne des pays voisins qui souhaitent en faire la demande conformément à l’article 49 du traité sur l’Union européenne;

8. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission et aux États membres, ainsi qu’au gouvernement et au parlement d’Ukraine.

Les changements politiques en Ukraine

Thursday, February 18th, 2010

Les perspectives du développement des relations ukraino-russes

Le fait qu’il y aura des changements dans la politique extérieure ne fait pas douter les gens . Et donc, en analysant la rhétorique du leadeur du Parti des Régions ainsi que les dernières déclarations de Victor Ianoukovytch, le nouveau pouvoir sera centré sur l’intensification des relations avec la Russie.

Plusieurs autres déclarations et le discours de Ianoukovytch confirment sa constante position « pro-russe ».

En revanche, la position de Ianoukovytch semble ne pas être si faible contre les appétits du « voisin nordique ». Il a dit que le « format de relations entre l’Ukraine et l’OTAN est défini pour l’instant », et l’intégration Euro-atlantique de Kyiv n’est pas la question d’aujourd’hui, cette question « sera tranchée lors du referendum national ».

Quant à langue russe – la nouvelle équipe propose seulement de « mettre en œuvre la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires », donc il ne s’agit pas du statut de la « deuxième langue d’État », comme le veut Moscou.

Ukraine – OTAN

La question de l’intégration Euro-atlantique pour l’Ukraine est un sujet plus « sensible » que les perspectives d’adhésion à l’UE. De l’autre côté, c’est un « chapitre » séparé du dialogue ukraino-russe, pour lequel les 2 pays occupaient des positions différentes.

Selon « Radio Svoboda », Medvedev a remercié les employés du FSB pendant l’une des réunions avec les représentants des services de la sécurité russe « pour la mise en œuvre de mesures importantes qui empêchaient l’Ukraine de rejoindre l’OTAN ».

Cependant, la situation n’est pas si pessimiste. Début Février, l’Ukraine a commencé l’implantation du Programme National Annuel 2010. Ce document, qui reprend en fait le contenu du Plan d’action sur l’adhésion à l’OTAN (aussi connu comme MAP), définit une nouvelle forme de coopération avec l’Alliance.

Il faut également mentionner que les experts ukrainiens participent activement à l’élaboration d’un nouveau concept stratégique de l’OTAN, qui est en soi important.

Ukraine – Union Européenne

Quant aux perspectives européennes de l’Ukraine, selon plupart des experts, il n’y aura pas de « progrès significatif ». Sinon, la première chose que Ianoukovytch a vu lui-même c’est « l’assurance de la sécurité énergétique de l’Europe » via la « création d’un consortium sur le transport du gaz », où chaque participant (l’Ukraine, la Russie, l’UE) bénéficiera de 33,3% des actions.

Leadership régional de l’Ukraine

En continuant le sujet sur l’intégration européenne, l’Ukraine ne doit pas oublier l’initiative du « Partenariat Oriental ». Le plan pour ce projet implique le renforcement des relations entre l’UE et ses voisins de l’Est (l’Azerbaïdjan, la Belarus, l’Arménie, la Géorgie, la Moldavie, l’Ukraine).

Sinon, l’initiative vise à renforcer les liens horizontaux entre les pays-participants, où le leadership régional appartiendra objectivement à l’Ukraine.

Cependant, cette perspective ne convient pas à la Russie. De plus, depuis le tout début, Moscou a fortement revendiqué à l’UE, qu’à cause du Partenariat Oriental elle perdrait ses propres « sphères d’influence » sur les pays postsoviétiques.

Donc, après l’arrivée au pouvoir de la nouvelle équipe politique en Ukraine (plus loyale envers les positions de Moscou) on peut supposer, qu’on ne doit pas attendre grand chose du « Partenariat Oriental ». Le projet perdra de son poids.