Archive for the ‘Asie’ Category

Jour commémoratif de la guerre en Géorgie en 2008

Monday, August 9th, 2010

Comme on le sait tous, il y a 2 ans la guerre russo-géorgienne inspirée par le gouvernment russe et leurs président. Récemment environ 20% du territoire géorgien reste occupé par les troupes russes. La Russie viole l’accord Medvedev-Sarkozy sur le cessez-le-feu. La Russie a montré son vrai visage encore une fois. Le monde entier doit comprendre, que la Russie ne respecte pas les accords internationaux. J’espère vraiment que l’intégrité territoriale de la Géorgie sera restaurée.

5 anathèmes contre l’église ukrainienne

Saturday, July 31st, 2010

1. En 1416 le métropolite de Moscou Photius et cathédrale (réunion) des évêques russes ont exposé anathème contre métropolite de Kyïv Gregory Tsamblak. L’église moscovite ne reconnaissait pas la métropole de Kyïv séparée dans le Grand-Duché de Lituanie et considérait soi-même comme son successeur. Gregory a été accusé de détournement de pouvoir spirituel. Photius l’a appelé comme « un rebelle, mit en place par collecte déloyal ». Il a déclaré : « On le tien pour un rejeté, et excommunié, et maudit ». Les évêques ukrainiens et Constantinople ont ignoré la malédiction moscovite.

2. En XV siècle le patriarche de Constantinople Gregory III avec le consentement de pape Pie III a ordonné le métropolitain de Kyïv Gregory Tsamblak. Le patriarche moscovite Iona, qui a auto-proclamé église autocéphale russe, n’a pas reconnu le métropolitain de Kyïv et a exposé anathème contre lui. Il appelait Gregory comme traitre de l’orthodoxie, il appelait tous les évêques de rompre toutes les relations avec le métropolitain de Kyïv. Une partie des évêques ukrainiens ont soutenu le métropolitain. Par conséquences, c’était la division finale de métropolie pour ce de Kyïv et ce de Moscou. En 1469 le patriarche de Constantinople Dionysyus I a approuvé Gregory dans la cathèdre de Kyïv.

3. En 1690 la cathédrale (réunion) dirigé par patriarche moscovite Ioakim a exposé l’anathème contre « hérésie de pain culte » – l’affirmation, que le pain et du vin deviennent le corps et du sang de Christ, les catholiques et les orthodoxes ukrainiens se conformaient. On a interdit de lire les ouvrages théologiques écrits par les Ukrainiens, lesquelles « ont une vision commune avec le pape et l’église occidentale ». Parmi ceux-ci il y’avaient les livres de Petro Mohyla, Kyrylo Stavrovytsky, Louka Baranovytch et d’autres. En Ukraine et dans plusieurs pays orthodoxes on n’a pas reconnu l’anathème. À cause de ça, le nouveau patriarche moscovite Adrian a exposé l’anathème contre tous les livres de Laura des Grottes de Kyïv, qui étaient publiés en langue ukrainienne.

4. En 1708 l’église orthodoxe russe a mis anathème contre hetman ukrainien Ivan Mazepa à cause de « trahison de Christ et la trahison de grand tzar ». Cela était proclamé par les évêques ukrainiens en présence de Pierre I à Hloukhiv. Ils ont déchirés les diplômes et des récompensés de hetman, et ils ont tirés la poupée de Mazepa dans les rues. Plus tard le bourreau l’a « exécuté » sur la place. Les évêques moscovites ont menacés d’excommunication tous qui voulaient rejoindre l’hetman dans son « affaire contre Dieu ». En 2009, la Patriarcat de Kyïv a déclaré : « l’église orthodoxe russe a créé une commission pour examiner la lavée de l’anathème de hetman. Toutefois, en Juin 2010, le patriarche de Moscou Cyrille a demandé aux autorités de Kyïv de changer le nom de la rue qui porte le nom d’Ivan Mazepa sur le nom Lavrska. Il pense que la rue menant à l’un de plus grands sanctuaires orthodoxes, ne peut pas porter le nom de l’apostat de l’église.

5. En 1997 les évêques de l’église orthodoxe russe ont anathématisé le patriarche de l’église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Kyïv Philarète. Le cathédrale (réunion) a expliqué : « Le moine a continué le fractionnement des activités blasphématoire, y compris pratique religieuse blasphématoire sans dignité sacrée, a eu le courage de se nommer comme « Patriarche de Kyïv et de toute la « Rous-Ukraine », a continué ses actes criminels de nuire à l’orthodoxie en Ukraine. Philarète ne reconnaît pas l’anathème. Il considère cet anathème comme un acte des raisons politiques. Ne reconnaissant pas officiellement le Patriarcat de Kyïv, beaucoup de personnes continuent de communiquer avec Philarète, y compris des représentants du Patriarcat de Constantinople. De 10 à 15 millions des Ukrainiens reconnaissent le patriarche Philarète comme leur patriarche.

Neutralité ukrainienne ou mensonge de Yanoukovytch ?

Saturday, July 17th, 2010

Le 14 juillet 2010 à Kyïv, avait lieu la Conférence internationale de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC), où il a été annoncé la nécessité d’une propagande à grande échelle de l’OTSC sur les ukrainiens pour un « lavage de cerveau » en règle.
Dans le gouvernement pro-russe qui a été établi en Ukraine après la victoire de Yanoukovytch aux élections présidentielles l’hiver passé, la pluparts des politiciens veulent une coopération plus poussée avec la Russie, jusqu’à arriver à une intégration économique, politique et militaire.
Donc, concernant l’intégration économique c’est déjà un peu trop raté pour les politiciens ouvertement pro-russes comme le président de l’Ukraine M. Yanoukovytch, parce que depuis 2008 l’Ukraine fait parti de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Et comme la Russie, le Kazakhstan, le Belarus ne font pas parti de cette organisation internationale, l’Ukraine ne peut pas joindre le projet russe d’union douanière. Tant mieux pour l’Ukraine. On doit dire merci à Youchtchenko qui a intégré l’Ukraine à l’OMC et a ainsi sauvé notre indépendance économique.
Concernant l’intégration politique, l’Ukraine ne fait parti ni de l’Union Européenne (l’UE) ni de la Communauté des États Indépendants (la CEI). Alors, comme l’UE ne montre aucune volonté politique sur la question ukrainienne à propos d’une possible adhésion, l’UE donne toutes les opportunités de manœuvres à Russie à propos de l’engagement de l’Ukraine dans sa sphère d’intérêt (CEI et les autres projets). En rejetant l’Ukraine, l’UE peut avoir une zone instable à côté de ses frontières orientales. Sinon, l’UE risque de montrer son vrai visage aux gens et aux citoyens de l’UE à propos des double-standards concernant un pays européen tel que l’Ukraine. Comme ça, ça pourra baisser l’image de l’UE aux yeux du peuple du monde entier comme une organisation/pays qui se bat pour la démocratie et les libertés de son peuple.
Concernant l’intégration militaire, l’Ukraine est toujours un pays neutre, mais ça peut changer. En 2008 au Sommet de l’OTAN à Bucarest, Roumanie, sous la pression russe, française et allemande l’OTAN a rejeté l’application de l’Ukraine au Membership Action Plan (MAP). Donc, la population de l’Ukraine qui a espérée le soutient des pays de l’OTAN et l’octroi du MAP après l’échec complet dans cette direction politique se sent oublié par l’Occident et ne croit pas aux valeurs déclarés par l’UE. Qu’est-ce que ça donne à l’UE et l’OTAN ? Avant tout, l’OTAN risque de perdre l’Ukraine comme partenaire actif (l’Ukraine prend parti dans toutes les opérations de l’OTAN de « Active Endeavour » jusqu’à l’Afghanistan). Parce que ce n’est pas dans l’intérêt de l’Ukraine de tant coopérer avec l’OTAN sans adhésion. Donc, le nouveau président pro-russe de l’Ukraine Victor Yanoukovytch pousse l’Ukraine aux mains de la Russie. C’est-à-dire, lui et son équipe vont promouvoir l’OTSC et donc, comme ce bloc militaire est opposée à l’OTAN et à tout l’Occident, à mon avis c’est un mauvaise signe/message pour les politiciens européens et américains. Sinon, dans le futur l’Ukraine risque d’être intégrée à l’OTSC et de devenir un rival pour l’OTAN.
Au lieu de conclusion. L’UE et les États-Unis doivent se poser une question « est-ce qu’ils veulent avoir l’Ukraine comme un partenaire stable et prévisible ou ils veulent avoir une zone d’instabilité et l’Ukraine qui joue de façon russe ? ».

Fin mai, le Service de Sécurité de l’Ukraine (dit SBU) et le Service Fédéral de Sécurité de Fédération russe (dit FSB) ont accepté le retour des officiers des services spéciaux russes dans la Flotte de la mer Noire

Wednesday, June 2nd, 2010

L’ex président du SBU, Valentyn Nalyvaytchenko considère l’activité de certains services de renseignements étrangers comme une grave menace pour la sécurité nationale de l’Ukraine.
Dans un entretien avec M. Horochkovsky a déclaré que l’officier de renseignement russe Vladimir Alexandrov détenu depuis Février 2010 a été condamné par le tribunal ukrainien en vertu de la loi sur l’espionnage.
Toutefois, le chef du SBU ne considère pas comme une menace à la sécurité nationale de l’Ukraine le retour des employés du FSB dans la flotte de la mer Noire.
Le vice-ambassadeur de la Russie en Ukraine M. Vsevolod Loskoutov est d’accord avec M. Horoshkovsky, qui prétend que les employés des services spéciaux russes travaillent dans toutes les unités militaires et vont servir sur la flotte de la mer Noire et qu’il est absurde de parler de menace à la sécurité nationale de l’Ukraine, selon lui.
Les experts rappellent que le retour des employés du FSB en l’Ukraine a été possible après la création du nouveau gouvernement en Ukraine.
Même avant les élections présidentielles, environ 20 agents des services de sécurité russes qui assuraient la sécurité de la Flotte de la mer Noire, ont quittés l’Ukraine en décembre dernier.
Mais en mai 2010, le SBU et FSB ont décidés de les renvoyer en Ukraine.
Les experts rappellent que pendant la deuxième moitié de 2009 et en 2010, le Service de sécurité de l’Ukraine a arrêté au moins 10 espions, y compris des russes.
Selon l’ancien chef du SBU M. Nalyvaichenko, la plus grande menace n’a pas disparue.
Cette menace à l’intégrité territoriale de l’Ukraine est toujours présente.

Déporter les Ukrainiens dans les régions éloignées de l’URSS

Sunday, May 16th, 2010

Top secret

Ordre N° 0078/42 22 juin 1944

Le commissariat populaire des affaires intérieurs et le commissariat populaire de la défense de l’URSS
Moscou

Par l’intelligent d’infiltration a été découvert : dernier temps en Ukraine, en particulier dans la région de Kyiv, de Poltava, de Vinnytsia, de Rivne et dans les autres régions, il y a évidemment une ambiance hostile du peuple Ukrainien contre l’Armée rouge les administrations locales du pouvoir soviétique. Dans certaines arrondissements et les régions la population ukrainienne s’oppose hostilement à exercer les événements de parti et du gouvernement à propos du rétablissement des kolkhozes et la livraison (forcée) de pain pour les besoins de l’Armée rouge. Ça se passe pour perturber la construction des kolkhozes, ils tuent les bovins. Pour perturber l’approvisionnement alimentaire de l’Armée rouge, ils enterrent le pain dans la terre. Dans de nombreuses régions les éléments hostiles ukrainiennes consistait de la plupart des gens qui cherchaient refuge contre la mobilisation en l’Armée rouge, ont organisés dans les bois les groupes «verts» qui explosent les convois militaires et attaquent les petites unités militaires, ainsi qu’ils assassinent les représentants du gouvernement local. Certains soldats de l’Armée rouge et les commandants, tombés sous l’influence de la population semi-fasciste ukrainienne et des soldats mobilisés de l’Armée rouge des régions libérées de l’Ukraine, ont commencés de dégrader et de passer chez ennemi.
Ce qu’est écrit en haut nous montre que la population ukrainienne a été mise sur la voie de sabotages contre l’Armée rouge et le pouvoir soviétique et cherche à retour des occupants allemands. Donc, afin d’éliminer et de contrôler les soldats de l’Armée rouge mobilisés et les commandants des régions libérées de l’Ukraine, je commande :

1. Déporter tous les Ukrainiens qui vivaient sous le régime de l’occupation allemande envers les régions éloignées de l’URSS.
2. Exécuter l’expulsion:
a) Avant tout, les Ukrainiens qui ont travaillés et servis pour les Allemands;
b) Expulser la reste des Ukrainiens, qui sont familiers avec la vie pendant l’occupation allemande;
c) commencer l’expulsion après quand la récolte sera livrée à l’État pour les besoins de l’Armée rouge;
d) l’expulsion effectuée uniquement lors de la nuit et tout à coup, pour empêcher la fuite par un et non pas leur faire connaître les membres de sa famille qui sont dans l’Armée rouge.
3. Établir le contrôle suivant de soldats de l’Armée rouge et des commandants des régions occupées :
a) créer les fichiers spéciaux pour chaque personne dans les départements chargés;
b) vérifier toutes les lettres pas par la censure, mais par un département spécial;
c) attaché un agent d’infiltration pour 5 personnes des commandants et des soldats.
4. 4. Pour la lutte contre les bandes antisoviétiques transférer 12ème et 25ème les divisions punitifs du NKVD.

Annoncer cet ordre jusqu’à niveau de commandant du régiment, inclusivement.

Le commissaire populaire des affaires intérieures de l’URSS, Beria
Vice-commissaire populaire de la défense de l’URSS, Maréchal de l’URSS Joukov
Vrai: Chef du 4ème département colonel (Fedorov)

Sur les matériaux de Chuev F. : Les soldats de l’Empire: Interviews. Mémoires. Documents. — Moscou, 1998

Kirghizistan et la résurgence de la Russie

Tuesday, April 13th, 2010

La semaine passée a vu un autre succès principal de la résurgence de la Russie dans l’ancien territoire soviétique quand les forces pro-russes ont pris le contrôle du Kirghizistan.

La révolution kirghize a été rapide et intense. Pendant 24 heures, les protestations qui couvaient depuis des mois ont tournés aux émeutes dans tout le pays, que le président a fui, et un gouvernement de remplacement a prit le contrôle. La manière dont chaque pièce nécessaire pour passer d’un gouvernement à l’autre s’est mis en place dans un délai très court et discrédite les arguments qui parlaient d’un soulèvement spontané du peuple en réponse à la précarité des conditions économiques. Au lieu de cela, cette révolution apparaît pré-arrangée.

UNE RÉVOLUTION PRÉ-ARRANGÉ

Les forces de l’opposition au Kirghizistan ont longtemps organisé des manifestations, en particulier depuis la Révolution des Tulipes en 2005 qui a renversé le président récemment évincé, Kourmanbek Bakiev, au pouvoir. Mais divers groupes d’opposition n’ont jamais été capable de faire une révolution complète – jusqu’au moment où la Russie s’est impliquée.

Dans les semaines avant la révolution, des membres sélectionnés de l’opposition kirghize se sont rendus à Moscou pour rencontrer le Premier-ministre russe Vladimir Poutine. Des sources de la STRATFOR au Kirghizistan ont signalé l’omniprésent ainsi que la présence notable de fonctionnaires du Service Fédéral de la Sécurité russe sur le terrain pendant la crise, et Moscou préparait le largage 150 élites parachutistes russes au lendemain de la révolution dans des bases russes au Kirghizstan. Comme la poussière a commencé à s’installer, la Russie a approuvé le gouvernement.

Il y a bien quelques raisons pour lesquelles la Russie pourrait cibler un pays à près de 965 km de son territoire (et près de 3000 km de capitale à capitale), si le Kirghizstan n’est pas un grand trophée. Le pays n’a pas d’économie ni de ressources stratégiques à mentionner et est très dépendant de tous ses voisins pour les denrées alimentaires et son énergie. Mais il a un emplacement géographique précieux.

L’Asie centrale comprend essentiellement une steppe massive de plus d’un million de km carrés, faisant de la région une proie facile à envahir. L’une des caractéristiques géographiques principales de la région autres que la steppe, sont les montagnes Tien Shan, une ligne qui sépare l’Asie centrale de l’Asie du Sud et la Chine. La vallée de Fergana est nichée au sein de ces montagnes, et constitue un foyer à la plupart de la population de l’Asie centrale en raison de ses terres arables et de la protection offerte par les montagnes. La vallée de Fergana est le cœur de l’Asie centrale.
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Pour éviter ce noyau de consolidation dans le centre du pouvoir de la région, les Soviétiques ont coupés la vallée de Fergana entre trois pays. L’Ouzbékistan est titulaire de la vallée, le Tadjikistan possède l’entrée de la vallée et le Kirghizstan contrôle les montagnes qui entourent la vallée. Le Kirghizstan n’a pas la valeur économique des ressources de la vallée, mais il a comme bénéfice de l’encercler. Contrôler le Kirghizistan est égal à contrôler la vallée et posséder l’Asie par son noyau central.

En outre, la capitale kirghize, Bichkek se trouve à seulement 190 km de la plus grande ville du Kazakhstan (et historique et capitale économique), Almaty. Le placement du Kirghizstan dans le Tien Shan donne également au Kirghizistan la possibilité de surveiller le déplacement chinois dans la région. Et ses hauts plateaux donnent également sur le bassin de Tarim en Chine, où se tient une partie du contentieux Ouïghour du Xinjiang, région autonome.

Compte tenu de son emplacement stratégique, le contrôle du Kirghizistan offre la possibilité de faire pression sur le Kazakhstan, l’Ouzbékistan , le Tadjikistan et la Chine . Le Kirghizistan est donc un élément essentiel dans le plan général de la Russie, et de resurgir dans sa sphère d’influence ex-soviétique.

LA RÉSURGENCE DE LA RUSSIE

La résurgence de la Russie est fonction de ses vulnérabilités extrême géographiques . La Russie n’a pas de barrières géographiques définissables entre elle et les autres puissances régionales. Le noyau de la Russie est une bande de terre qui part de Moscou pour aller vers le bas, dans le grenier de la région de la Volga. À l’époque médiévale, cette région a été connue sous le nom de Moscovie. Il n’a pas de rivières, seuls les océans ou les montagnes délimitent ses frontières. Sa seule véritable défense nationale est son climat inhospitalier et ses forêts denses. Cela a conduit à une histoire d’invasions sans fin, y compris les pillages commis par les hordes mongoles, les chevaliers teutoniques et les nazis.

Pour contrer ce manque de défense, la Russie a toujours adopté le principe de l’expansion. La Russie a ainsi continuellement cherché à s’étendre assez loin pour asseoir sa puissance dans une barrière géographique définissable – comme une chaîne de montagne – ou de se développer suffisamment pour créer une zone tampon entre elle et les autres puissances régionales. Cet objectif d’expansion a été la clé de la sécurité nationale de la Russie et sa capacité à survivre. Chaque dirigeant russe l’a bien compris. Ivan le Terrible a élargi le territoire au sud-ouest dans les marais d’Ukraine, la Grande Catherine dans la steppe d’Asie centrale et du Tien Shan et l’Union soviétique dans une grande partie de l’Europe centrale et orientale.

L’expansion de la Russie a été faite suivant quatre orientations stratégiques. La première, au nord et au nord-est, est de profiter de la protection offerte par les montagnes de l’Oural. Cette stratégie est plus qu’un «juste au cas où». Ainsi, dans le cas où Moscou tombe, la Russie peut se réfugier dans l’Oural et se préparer à une résurgence dans l’avenir. Staline a utilisé cette stratégie lors de la Seconde Guerre mondiale quand il a déménagé de nombreuses villes industrielles de la Russie dans l’Oural pour les protéger de l’invasion nazie.

La seconde est à l’ouest vers les Carpates et dans le nord des plaines de l’Europe. Posséder la terre jusqu’aux Carpates – traditionnellement, y compris l’Ukraine, la Moldavie et des régions de Roumanie – crée un point d’ancrage en Europe pour protéger la Russie du sud-ouest. Pendant ce temps, la plaine nordique européenne est simplement l’une des routes les plus indéfendables en Russie, où la Russie n’a pas de zone tampon. L’objectif de la Russie a été de pénétrer le plus profondément possible dans la plaine, pour rendre le passage de la distance nécessaire pour voyage vers la Russie très difficile aux envahisseurs potentiels.

La troisième direction se trouve au sud du Caucase. Ceci implique la possession du Grand et Petit Caucase, deux chaînes de montagnes et la création d’une barrière géographique entre la Russie et les puissances régionales comme la Turquie et l’Iran. Cela signifie également le contrôle des régions de la Russie musulmane (comme la Tchétchénie, l’Ingouchie et le Daghestan), ainsi que la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Le quatrième se trouve à l’Est et au Sud-est vers la Sibérie et en Asie centrale. Les montagnes du Tien Shan sont la seule barrière géographique entre les cœurs russes et asiatiques, les steppes d’Asie centrale sont, comme leur nom l’indique, à plat jusqu’à ce qu’elles atteignent les montagnes du Kirghizistan.

À l’exception de la stratégie d’expansion par la plaine nord-européenne, la Russie met l’accent sur l’importance des montagnes – les Carpates, le Caucase et le Tien Shan – comme des obstacles géographiques. Contrôler le terrain jusqu’à ces obstacles définis fait partie d’une plus grande stratégie de la Russie, sans laquelle la Russie est vulnérable et faible.

La Russie de l’ère soviétique a atteint ces objectifs. Elle a possédé les terres jusqu’à ces barrières montagneuses et contrôlé la plaine nord-européenne ainsi que tout le chemin jusqu’à la frontière ouest-allemande. Mais son emprise sur ces ancrages a faibli avec la chute de l’Union soviétique. Cet effondrement a commencé lorsque Moscou a perdu le contrôle des quatorze autres États de l’Union soviétique. La désintégration soviétique ne garantit pas, bien sûr, que la Russie ne réapparaisse sous une autre forme. L’Occident – et les États-Unis en particulier – ont ainsi vu la fin de la Guerre Froide comme une occasion de s’assurer que la Russie ne réapparaisse jamais dans son hégémonie grande eurasienne.

Pour le faire, les États-Unis ont commencé à s’intégrer dans les États entre la Russie et ses barrières géographiques, pour les sortir de la sphère russe dans un processus qui verrait à terme l’influence russe contenue à l’intérieur des frontières de la Russie proprement dite. À cette fin, Washington a cherché à étendre son influence dans les pays voisins de la Russie. Cela a commencé avec l’expansion du club militaire américain, l’OTAN, dans les États baltes en 2004. Ce qui a littéralement mis à la porte de l’Ouest la Russie (à leur point le plus proche, les pays baltes sont distants de moins de 160 km de Saint-Pétersbourg) sur l’un des points faibles de la Russie sur la plaine d’Europe du Nord.

Ensuite Washington a encouragé des mouvements démocratiques pro-américains et pro-occidentaux dans les anciennes républiques soviétiques. Ce sont les révolutions dites « de couleur », qui ont débuté en Géorgie en 2003, sont passés en Ukraine en 2004 et au Kirghizistan en 2005. Ceci a supprimé trois ancrages montagneux de la Russie.

La révolution orange en Ukraine s’est avéré un point de rupture dans les relations américano-russes. À ce moment, Moscou a reconnu que les États-Unis cherchaient à paralyser la Russie de façon permanente. Quand l’Ukraine est devenue orange, la Russie a commencé à organiser une réponse.

UNE FÊNETRE D’OPORTUNITÉ

La Russie a reçu une occasion en or pour repousser l’influence des États-Unis dans les anciennes républiques soviétiques et redéfinir la région grâce aux guerres américaines en Afghanistan et en Irak et la crise avec l’Iran. Son focus sur le monde islamique a laissé Washington avec une capacité limitée pour continuer la chasse loin de l’ancien espace soviétique ou de lutter contre toutes les réponses de la Russie à l’influence occidentale. Moscou sait que Washington ne restera pas fixé sur le monde islamique pour toujours, ce qui explique pourquoi la Russie a accéléré ses efforts visant à inverser l’influence occidentale dans l’ancienne sphère soviétique de la Russie et de garantir sa sécurité nationale.

Ces quelques dernières années, la Russie a travaillé pour faire reculer l’influence occidentale dans la ancienne sphère soviétique, pays par pays. Moscou a reçu un certain nombre de grands succès en 2010. En Janvier, Moscou a signé un accord d’union douanière pour la réintégration économique de la Russie avec le Kazakhstan et la Belarus. Aussi en Janvier, un gouvernement pro-russe a été élu en Ukraine. Et maintenant, le gouvernement pro-russe a pris le pouvoir au Kirghizistan.

Le dernier de ces pays est une étape importante pour Moscou, étant donné que la Russie n’a même pas de frontière avec le Kirghizistan. Cela indique que Moscou doit être sécurisé dans son contrôle du territoire du noyau russe à travers la steppe de l’Asie centrale.

Alors qu’elle cherche à faire reculer l’influence occidentale, la Russie a testé une poignée d’outils dans chacune des anciennes républiques soviétiques. Il s’agit notamment des pressions politiques, de l’instabilité sociale, du poids économique, des interconnexions énergétiques, des services de sécurité et de l’intervention militaire directe. Jusqu’à présent, la pression exercée par ses connexions d’énergie – comme on le voit dans l’Ukraine et la Lituanie – s’est révélée très utile. La Russie a utilisé les seuils de fournitures pour blesser les pays et recueillir une réaction de l’Europe contre ces États. L’utilisation d’une intervention militaire directe – comme on le voit en Géorgie – a également été couronnée de succès, avec la Russie qui possède aujourd’hui d’un tiers du pays. La pression politique au Belarus et au Kazakhstan a poussé les pays à signer cette union douanière . Et maintenant avec le Kirghizstan, la Russie a prouvé qu’elle est prête à prendre une page du livre de jeu des États-Unis et de déclencher une révolution à l’instar des révolutions de couleur pro-occidentales. La stratégie russe a été taillée sur mesure pour chaque pays, en tenant compte de leurs différences pour les mettre dans la poche de Moscou – ou du moins les rendre plus pragmatique envers la Russie.

Jusqu’à présent, la Russie a presque retrouvé son ancrage montagneux de chaque côté, mais il n’a pas encore recouvert la plaine nordique européenne. Et cela laisse la Russie plus forte à combattre pour les États-Unis lorsque Washington retournera son regard vers l’Eurasie.

CE RAPPORT EST PUBLIÉ AVEC L’AUTORISATION DE LA STRATFOR

Russie: La menace à l’ordre post-guerre froide

Tuesday, April 6th, 2010

J’ai trouvé une info intéressante sur l’OTAN et les menaces à la stabilité dans le monde etc.
Mais ici, je tiens à ne parler que de la menace qui porte le nom de « Russie ».

Donc, voici la chronologie des faits, récents actes d’intimidation par la Russie, présentée par le Groupe études stratégiques de la Fondation pour la recherche et des études libéral à Madrid:

Janvier 2009 – Menaces de couper la route de la logistique en Afghanistan
Janvier 2009 – Embargo sur le gaz à l’Ukraine
Décembre 2008 – La Russie livre des systèmes de défense anti-aérienne derniers cri à l’Iran
Novembre 2008 – Des bombardiers stratégiques russes atterrissent au Venezuela
Novembre 2008 – Manœuvres navales russes avec des navires nucléaires dans les Caraïbes
Novembre 2008 – Menaces de déployer des missiles à Kaliningrad
Février 2008 – Menaces de pointer des missiles sur l’Ukraine
Août 2008 – Invasion de la Géorgie
Février 2007 – Menaces de pointer des missiles nucléaires sur la Pologne et la République Tchèque
Février 2007 – Menaces de se retirer du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire
Avril 2007 – Cyber-attaques en Estonie
Janvier 2007 – Embargo sur l’énergie contre le Belarus
Juin 2007 – Menaces de pointer des missiles nucléaires sur l’Europe
Janvier 2005 – La Russie coupe le gaz en Ukraine

En tirer les conclusions qui s’imposent !

La Russie qui n’a pas d’amis

Monday, April 5th, 2010

La politique « à succès » du Kremlin est la cause de l’éloignement des « pays-frères » vis-à-vis de la Russie. Fatigués d’être toujours les cadets… Selon les donnés de l’Institut de Recherches Stratégiques BISS, 54% des Biélorusses ne veulent pas construire un Etat uni avec la Russie. Il y a 5 ans, personne à Moscou ne pouvait imaginer de tels chiffres, même dans un cauchemar. Selon les experts de l’Institut d’Analyse Politique et Militaire, qui exerce les demandes pour le Conseil de sécurité de la Fédération Russe et pour le parlement russe, la Russie a déjà perdu tous ses alliés dans le territoire d’ex-URSS.
Alors, ce n’est pas nous, les Ukrainiens, ces « mauvais », qui « ont trahis » la Russie-mère ? Récemment, tous les anciens satellites ont commencé à tourner le dos au Kremlin. Plus Moscou « gagne », plus nous lui tournons le dos.
Les Cubains n’ont pas aimé l’arrêt du soutien économique du pays qui leur a presque donné le socialisme. Les Vietnamiens n’ont pas aimé la fermeture de la base navale russe – c’est quand même de l’argent. Les Serbes ont espéré que les « frères » Russes allaient les aider, mais ils se rappellent la façon dont leur pays était d’abord bombardé, puis déchirés en morceaux – Moscou n’a pas apporté d’aide. L’ardent Hugo Chavez est si enflammé, qu’avec son intérieur socialiste il ressent une autre nature des oligarques du Kremlin. Loukachenko – une autre « ennemi » de la Russie est plus proche de lui.
Les ex-républiques de l’URSS – les Etats Baltes, la Moldavie, l’Ukraine et la Géorgie – il ne faut pas du tout s’en rappeler – étant donné qu’ils sont déjà considérés comme des ennemies. Il est évident que dans ces pays on souligne que la population n’est pas contre les Russes et la Russie, qu’elle respecte leur culture. Et il y’a beaucoup de Russes qui vivent là-bas… Que se passe-t-il ? Peut-être est-ce le temps de regarder dans le miroir ? Malheureusement, c’est ce que Russie n’a jamais voulu faire.
Les experts :
« La Russie a pour allié le Nicaragua »
Stanislav Kulchytsky, professeur, et docteur es sciences historiques :
- Vous vous trompez en disant que la Russie n’a plus d’amis. On en a un, c’est le Nicaragua. Mais la Russie, je veux dire son gouvernement, ne cherche pas à être ami avec quelqu’un. Même les pays-satellites, comme la Biélorussie, sont prudents envers les actions du Kremlin.
Il n’y a pas longtemps je suis revenu d’Arménie. Le pays est totalement dépendant de la Russie, à 100%. C’est le gaz, et toute l’économie… Et le pays est vraiment dans une situation difficile – à côtés se trouvent l’Azerbaïdjan et la Turquie. Les gardes-frontières russes contrôlent la frontière arméno-turque.
Et voilà, qu’un officier du Ministère de la Défense vient, et déclare : « L’Arménie est dans notre poche ». C’est une impertinence ouverte. Le ton impérial, les manières d’un patron dans un pays étranger provoque une réaction négative. Rappelez-vous le récent « faire démon » de l’Ukraine causé par la propagande russe.
« La politique du Kremlin est comme une hache, et maladroite »
Rustem Zhangozha, orientaliste :
- Les déclarations sur l’amitié éternelle et la fraternité en Asie centrale, on aime bien. C’est évident. Mais la politique du Kremlin est comme une hache, maladroite. On n’est pas immortel. Berdimuhammedov (président du Turkménistan), Karimov (président de l’Ouzbékistan) – vont partir. Mais dans la mémoire populaire restera, par exemple, le comportement des citoyens de Moscou envers les Tadjiks.
Qu’ils aient une image de « gens stupides » n’est pas la question. A Douchanbe un citoyen de Moscou qui tente de s’entendre en langue Tadjike, aura aussi l’air d’être stupide. Mais les gens vont se souvenir comment leurs proches étaient frappés à Moscou, comment ils étaient humiliés, voire tués. Pour arranger les relations avec les pays d’Asie centrale, il faut juste se comporter avec eux comme avec des partenaires égaux. Ils ont une culture très ancienne, très belle, une façon de réfléchir hors du commun. Voilà, c’est là tout le secret.
« Je suis désolé, mais la nouvelle génération de diplomates russes est nulle »
Alexeï Fedorov, gardien des Droits de l’Homme russe :
C’est clair qu’en politique il n’y a pas d’amis éternels. Il y’a des intérêts. Mais, Dieu merci, on n’a pas de vrais ennemis. Je souligne, le mot « ennemis » que j’utiliserais pas. Les intérêts économiques sont nécessaires. Ceux qui n’ont pas d’intérêts communs avec le Kremlin, sont tout de suite déclarés « ennemis ».
Les politiciens de tous « nos anciens » pays ne savent qu’une seule chose – le marchandage. En plus trop strict. C’est une pratique comme ça. Personnellement moi, en tant que citoyen de la Russie, des fois j’ai honte à cause de ça. La nouvelle génération de diplomates russes ne sont pas très encourageants. Je suis désolé, mais ils sont nuls. Par rapport à eux, les employés du MAE de l’URSS étaient beaucoup plus professionnels. Ils ont énergiquement promu diverses idées, dans lesquelles ils avaient foi. Ils savaient sur quoi et avec qui ils parlaient. Et ceux d’aujourd’hui ne font pas la différence entre l’Union Européenne et le Parlement Européen. Ils réfléchissent, par exemple, sur l’Extrême-Orient alors qu’ils ne l’ont jamais visité.
L’arrangement des relations diplomatiques avec les voisins, serait une option fantastique et impossible : notre gouvernement écoute l’opinion des organisations publiques et non-gouvernementales. C’est beaucoup plus efficace. Car les relations personnelles avec les Ukrainiens et les Biélorusses sont énormes.

Actes terroristes à Moscou, Russie

Monday, March 29th, 2010


Dans les stations de métro de Moscou « Loubianka » et « Parc de la Culture » il y a eu deux explosions.
Des dizaines de gens sont morts. Le nombre définitif de victimes est en train de se préciser, mais selon des données différentes, au moins 37 personnes sont mortes.
Le porte-parole du FSB (Service Fédéral de Sécurité) a déclaré que les explosions ont été commises par des kamikazes islamistes.
Le ministère des Situations Urgentes a dénombré le nombre de blessés qui s’élève à environ 63 personnes.
La première explosion a retenti vers 7h52 du matin à la station de métro « Loubianka ». À 8h36 une autre explosion a été entendue à la station « Parc de la Culture ».
Toutefois, le Ministère des Situations Urgentes russe a nié l’information de certains Médias qu’il y aurait eu une troisième explosion.
La police de Moscou a augmenté son niveau de vigilance.
Le représentent du parquet de Moscou a déclaré qu’ils ont déjà lancé l’affaire criminel sur « terrorisme ».
Il s’agit de la pire attaque terroriste dans la capitale russe depuis plus de 6 ans.
Dernière acte terroriste dans le métro a été fait au début de 2004, lorsque 42 personnes étaient mortes.

PS. J’exprime mes condoléances aux familles des victimes, et à tout le peuple russe.

2010 – Année de la Russie en France

Monday, December 21st, 2009

Sarko - MedvedIl n’y a rien de mauvais en cela, mais ce n’est pas seulement l’année de la Russie en France, mais aussi celle de la Rous’ de Kyiv. À première vue il est difficile de comprendre quel est le problème. Mais le problème est que pour les français la Rous’ et la Russie sont synonymes. C’est donc une déformation de la vérité historique. Car c’est l’Ukraine qui est le coeur de la Rous’ (à ne pas confondre avec la Russie), et c’est en Ukraine que se trouve l’endroit où la Rous’ a été fondée. De même que Kyiv en était la capitale, et l’est également aujourd’hui en Ukraine.
Les musées ukrainiens n’ont pas accédé à la requête du Louvre, qui était de fournir des œuvres historiques venant de Rous’ pour les expositions de ce salon, que le musée a dénommé « Sainte Russie ». De cette façon, les ukrainiens boycottent cette injustice historique.
Les français croient aux « jumelles » Ukraine et Russie Ils pensent que ces deux nations sont semblables (voire la même nation). Mais imaginons que les français disent que l’Empire Romain est le berceau de la France. Dans ce cas, les italiens, les espagnols, les roumains et d’autres nations sont-elles semblables, ou constituent-elles une seule et même nation?
À mon avis les français sont trop arrogants pour s’informer davantage sur cette question. Pour eux, l’information pro-russe du gouvernement français et des médias sont la seule vérité.
Cette attitude envers mon État et ma nation m’insulte beaucoup trop.

L’Ukraine et la Communauté des Etats Indépendants

Saturday, November 21st, 2009

Sur la carte:
bleu – les pays-membres de la CEI (Russie, Biélorussie, Moldavie, Arménie, Azerbaïdjan, Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizstan, Tadjikistan)
jaune – l’Ukraine (pays non-membre de la CEI)
rouge – la Géorgie (pays non-membre de la CEI)
vert – la Turkménistan (pays non-membre de la CEI)

Tout le monde croit que l’Ukraine est un pays-membre de la CEI. Mais ce n’est pas vrai. Après la signature des accords sur la création de la CEI en 1991, le parlement ukrainien n’a jamais ratifié la Charte de l’organisation. Donc, conformément au droit international, l’Ukraine n’est pas membre de la CEI. Je veux vous donner les donnés du Ministère de la Justice de l’Ukraine:
LE STATUT DE L’UKRAINE DANS LA CEI
Le 8 Décembre 1991, le Président de l’Ukraine a signé un accord sur la création de la Communauté des Etats Indépendants dont l’Ukraine est devenu l’un des Etats-fondateurs. Cet accord a été ratifié par le parlement ukrainien le 10 Décembre 1991, avec certaines restrictions.
Le 20 Décembre 1991 le parlement de l’Ukraine a fait une déclaration « Sur l’adoption de l’accord à propos de la Communauté des Etats Indépendants par l’Ukraine ». Selon le dernier paragraphe, cette déclaration est une interprétation officielle sur l’accord susmentionné.
Le 21 Décembre 1991 l’Ukraine a signé le Protocole d’Accord sur la création de la Communauté des Etats Indépendants, qui est sa partie intégrante.
Dans ces documents, qui sont cruciaux pour l’Ukraine à propos de sa participation au CEI, il n’y a aucun mot à propos de l’adhésion associé au CEI.
Par ailleurs, dans l’Accord et le Protocole susmentionnés n’est pas prévue la possibilité pour une adhésion associée.
Le 22 Janvier 1993, par la Décision du Conseil du CEI la Charte a été adoptée. L’Ukraine n’a pas signé cette Décision.
Selon la première partie de l’article 8 de cette Charte « conformément à la décision des chefs de ces pays, seuls les pays associés peuvent adhérer à la Communauté en tant qu’Etat qui veut participer d’une façon particulière dans les activités de l’organisation sur les conditions qui sont définies par l’accord d’adhésion associée ».
L’Ukraine n’a pas signé l’accord sur l’adhésion associée, conformément à la Charte du CEI.
Dans l’article 7 de la Charte est stipulé que « Les Etats-fondateurs sont les pays qui ont signé et ratifié l’Accord sur la création du CEI et le Protocole ».
Les Etats-membres de la Communauté sont les Etats-fondateurs qui acceptent les obligations de la Charte du CEI, dans un délai d’un an après son adoption par le Conseil des chefs d’Etat.
Donc, l’Ukraine est l’un des pays-fondateurs du CEI, mais l’Ukraine n’est pas un pays-membre du CEI, en tant que tel, car elle n’a pas signé la Décision sur l’acceptation de la Statut du CEI.