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Neutralité ukrainienne ou mensonge de Yanoukovytch ?

Saturday, July 17th, 2010

Le 14 juillet 2010 à Kyïv, avait lieu la Conférence internationale de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC), où il a été annoncé la nécessité d’une propagande à grande échelle de l’OTSC sur les ukrainiens pour un « lavage de cerveau » en règle.
Dans le gouvernement pro-russe qui a été établi en Ukraine après la victoire de Yanoukovytch aux élections présidentielles l’hiver passé, la pluparts des politiciens veulent une coopération plus poussée avec la Russie, jusqu’à arriver à une intégration économique, politique et militaire.
Donc, concernant l’intégration économique c’est déjà un peu trop raté pour les politiciens ouvertement pro-russes comme le président de l’Ukraine M. Yanoukovytch, parce que depuis 2008 l’Ukraine fait parti de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Et comme la Russie, le Kazakhstan, le Belarus ne font pas parti de cette organisation internationale, l’Ukraine ne peut pas joindre le projet russe d’union douanière. Tant mieux pour l’Ukraine. On doit dire merci à Youchtchenko qui a intégré l’Ukraine à l’OMC et a ainsi sauvé notre indépendance économique.
Concernant l’intégration politique, l’Ukraine ne fait parti ni de l’Union Européenne (l’UE) ni de la Communauté des États Indépendants (la CEI). Alors, comme l’UE ne montre aucune volonté politique sur la question ukrainienne à propos d’une possible adhésion, l’UE donne toutes les opportunités de manœuvres à Russie à propos de l’engagement de l’Ukraine dans sa sphère d’intérêt (CEI et les autres projets). En rejetant l’Ukraine, l’UE peut avoir une zone instable à côté de ses frontières orientales. Sinon, l’UE risque de montrer son vrai visage aux gens et aux citoyens de l’UE à propos des double-standards concernant un pays européen tel que l’Ukraine. Comme ça, ça pourra baisser l’image de l’UE aux yeux du peuple du monde entier comme une organisation/pays qui se bat pour la démocratie et les libertés de son peuple.
Concernant l’intégration militaire, l’Ukraine est toujours un pays neutre, mais ça peut changer. En 2008 au Sommet de l’OTAN à Bucarest, Roumanie, sous la pression russe, française et allemande l’OTAN a rejeté l’application de l’Ukraine au Membership Action Plan (MAP). Donc, la population de l’Ukraine qui a espérée le soutient des pays de l’OTAN et l’octroi du MAP après l’échec complet dans cette direction politique se sent oublié par l’Occident et ne croit pas aux valeurs déclarés par l’UE. Qu’est-ce que ça donne à l’UE et l’OTAN ? Avant tout, l’OTAN risque de perdre l’Ukraine comme partenaire actif (l’Ukraine prend parti dans toutes les opérations de l’OTAN de « Active Endeavour » jusqu’à l’Afghanistan). Parce que ce n’est pas dans l’intérêt de l’Ukraine de tant coopérer avec l’OTAN sans adhésion. Donc, le nouveau président pro-russe de l’Ukraine Victor Yanoukovytch pousse l’Ukraine aux mains de la Russie. C’est-à-dire, lui et son équipe vont promouvoir l’OTSC et donc, comme ce bloc militaire est opposée à l’OTAN et à tout l’Occident, à mon avis c’est un mauvaise signe/message pour les politiciens européens et américains. Sinon, dans le futur l’Ukraine risque d’être intégrée à l’OTSC et de devenir un rival pour l’OTAN.
Au lieu de conclusion. L’UE et les États-Unis doivent se poser une question « est-ce qu’ils veulent avoir l’Ukraine comme un partenaire stable et prévisible ou ils veulent avoir une zone d’instabilité et l’Ukraine qui joue de façon russe ? ».

Le choc des civilisations au centre de l’Ukraine

Sunday, June 20th, 2010

Cette année, quasiment au même moment, le tribunal de Donetsk a destitué Roman Choukhevytch et Stepan Bandera de leur titre de héros, mais les conseils municipaux de L’viv, Ternopil, Ivano-Frankivsk leur ont décerné le titre de citoyens d’honneurs.
Les mêmes personnes pour les mêmes actions sont considérées dans un cas comme des héros et dans l’autre cas comme des criminels, et ceci non pas au niveau des préférences personnelles, mais au niveau des décisions des établissements d’État.
Si on entendait une telle évaluation à propos de cette question de la part de Moscou et Tbilissi, ou de Téhéran et Washington, il est clair que ce sont des parties belligérantes qui sont diamétralement opposés dans leurs évaluations. Mais Donetsk et Ternopil ne sont pas belligérants, ils se trouvent dans un seul pays.
Donc on peut considérer cette situation comme une schizophrénie d’une forme compliquée.
Le dédoublement de la personnalité d’un État se produit lorsque deux civilisations différentes coexistent dans un seul pays.

Paradigme civilisationnel

Une telle approche, ou comme les scientifiques disent – un paradigme civilisationnel – a gagné sa popularité en sciences politiques après le livre sorti en 1996 « The clash of civilizations » par Samuel Huntington – « Confrontation des civilisations », ou plus précisément « Choc ». Quand le conflit mondial entre communisme et capitalisme est terminé, l’auteur considère le choc des civilisations comme le conflit principal de l’histoire moderne.
Une civilisation peut être créée par un ensemble de nations et pays, comme par exemple, la civilisation occidentale moderne. Il est aussi possible qu’un seul pays forme une civilisation, comme la Chine.
Il peut également arriver que deux civilisations existent en même temps dans un seul pays.
Huntington appelle ces pays « des pays divisés ». Comme le Soudan, l’Inde, le Sri-Lanka, la Malaisie ou l’Ukraine. Par contre, il détermine sans analyse profonde une ligne de division et sa nature en Ukraine, il a donc tort.
Le conflit qui divise l’Ukraine, selon Huntington, est un conflit entre les civilisations occidentale et orthodoxe. « La civilisation occidentale » en Ukraine est représentée par les régions d’habitation des gréco-catholiques. Donc la ligne de division doit se placer sur le territoire qui sépare la Galicie et la Volhynie du reste de l’Ukraine.
Comme confirmation visuelle, Huntington utilise les résultats du vote aux élections présidentielles de 1994. À cette époque, la ligne de division se trouvait à la frontière orientale de la région de Kyiv, Tcherkassy, et au sud de la région de Tcherkassy, Vinnytsia. Mais il est évident que ces régions ne sont pas des uniates selon la confession dominante.
Les résultats des élections présidentielles en 2004 et 2010, et les élections parlementaires en 2007 sont encore plus révélateurs.
Les résultats nous donnent une ligne stable, selon laquelle la partie « occidentale » de l’Ukraine inclut les régions de Tchernihiv, Soumy et Poltava, qui ni géographiquement, ni par la religion n’appartiennent à la ligne tracée par Huntington.
La stabilité d’une telle division est déjà une raison suffisante pour analyser sa nature. Il est clair qu’elle n’est pas religieuse. Ce sont les mêmes orthodoxes qui se trouvent de deux côtés de la ligne de division.
Selon Huntington, à l’Est de la ligne de division se trouve « la civilisation orthodoxe ». Mais plus précisément on l’appelle civilisation « russe » ou « eurasienne ». Maintenant la Russie, y compris sa population musulmane, créé une civilisation spécifique indépendante, qui comprend également les républiques d’Asie centrale d’ex-URSS, qui sont devenus des pays indépendants, en ne quittant pas la zone culturelle russe.
Donc, la définition religieuse de la civilisation n’est pas correcte. Elle comprend les orthodoxes et les musulmans, et aussi beaucoup d’athées, formés à la suite de la politique antireligieuse soviétique.
Donc, il est logique que la division civilisationnelle en Ukraine n’a pas de caractère religieux.

Une preuve la plus ancienne

« Kyiv était envahi en mars le vingtième jour, le mercredi de la deuxième semaine du carême. Et ils ont enlevés la ville entière pendant deux jours. Et il n’y avait pas pitié : les églises brulaient, les chrétiens étaient tués, les autres étaient capturés, et les femmes aussi, les enfants pleuraient en regardant leurs parents tués.
Et ils ont pris beaucoup de biens, et volés les choses dans les églises, et ils ont enlevés les cloches… et tous les sanctuaires étaient pillés aussi. Et même le monastère de Sainte-Marie de Petchersk était en flamme, mais le Dieu par les prières de Sainte-Marie l’a sauvé ».

Ceci un extrait d’un rapport sur le vol total et la destruction de Kyiv en 1169. Ce n’est ni les Kumans, ni les Mongols, c’est l’armée du grand-duc de Vladimir André 1er Bogoluibski et d’autres princes, qu’il a ajouté à l’affaire.
Des conflits graves, jusqu’au meurtre, étaient fréquents dans la dynastie des Riourikides. La marche militaire à Kyiv des princes de Rous’ n’est pas étonnante, l’innovation du grand-duc André 1er Bogoluibski résidait dans le fait qu’il ne voulait pas gagner la ville, il voulait détruire Kyiv.
Mais pourquoi ? Ce n’était pas une guerre civile ni religieuse. L’acte du grand-duc André n’a pas l’air d’être motivé, même la raison de la destruction de Kyiv est absente dans la chronique.
L’explication donnée par Hrouchevsky semble être plausible.
Imaginez, que la Principauté de Vladimir-Souzdal c’est l’Amérique de Rous’ de Kyiv, elle a commencé à se développer rapidement lors du règne d’André 1er Bogoluibski. André a créé dès le tout début cette principauté comme un État autocratique, le début d’un futur absolutisme et despotisme russe. Donc on peut comprendre sa relation envers Kyiv.
Hrouchevsky écrit, pour André « les traditions historiques liées à Kyiv n’étaient pas sympathiques, … cette galerie de princes infinie, l’influence des boyards et le rôle politique des communautés. Il n’y avait pas d’espoir à surmonter cela, et André fait tout pour détruire, diminuer Kyiv ».
Si Hrouchevsky a raison, la destruction de Kyiv par le grand-duc André peut être considérée comme le premier signe avant-coureur du conflit civilisationnel entre le monde occidental et eurasien.
Bien que ces civilisations n’existaient pas à cette époque-là, elles allaient se former quelques siècles plus tard.

Témoignages de Sigismund von Herberstein

Au début du XVI siècle en Europe de l’Ouest il n’y avait pas d’expert plus éclairé à propos des pays de l’Europe de l’Est et de la Moscovie que Sigismund von Herbertsein, un diplomate distingué de la maison royale de Habsbourg.
Il témoigne sur le pouvoir sans précédent du tzar moscovite : « L’autorité qu’il a sur les gens dépasse trop celle de tous les monarques du monde entier… Il opprime tout le monde par l’esclavage aggravé. S’il donne un ordre à quelqu’un d’être dans sa cour ou d’aller à la guerre, ou d’être ambassadeur, il doit obéir aux ordres à ses propres frais ».
Ivan le Terrible, Pierre le Grand, Staline n’étaient pas encore nés – mais la possibilité d’une utilisation servile de n’importe quelle personne est incontestable. En outre, elle est la norme acceptée dans la société.
« Ce peuple trouve plus de plaisir en esclavage qu’en liberté » – cette phrase d’Herberstein est devenue un cachet afin de déterminer les mérites de la culture politique de la Russie dans les siècles à venir.
Et à propos de la partie européenne de la Rous’ ?
À l’époque c’était la Lituanie qui, dans la description d’Herberstein, s’étend de la Livonie (Lettonie moderne) jusqu’à Tcherkassy (Ukraine moderne). Donc, à ce moment-là, la partie européenne de la Rous’ était essentiellement composée de terres modernes du Belarus et de l’Ukraine moderne.
Ce n’est pas étonnant, que la Lituanie ait été majoritairement orthodoxe, et pas catholique. Selon Herberstein, les Lituaniens les plus célèbres de l’époque étaient les ducs Costyantyn Ostrozky et Mychaylo Hlynsky, des Volhyniens autochtones, et pas du tout des lituaniens.
Encore un fait : « le Statut lituanien » était écrit dans la version originale en XVI siècle en langue ruthène.
Le manque d’autorité du monarque de Lituanie envers ses sujets a surpris Herberstein, surtout en comparaison avec la Moscovie. Les magnats lituaniens, selon lui, « n’utilisent pas tellement la grande liberté et bonté de leurs roi, mais ils abusent de cela ».
Il est difficile d’imaginer un plus grand contraste entre les pays voisins, les libertés politiques de la Lituanie et le grave despotisme de la Moscovie.

Où se trouve la ligne de division?

Comme on peut le voir, on peut trouver dans antiquité historique des témoignages incroyables de différence fondamentale entre deux cultures politiques. La place de cette ligne aujourd’hui peut être démontrée très concrètement par de nombreux critères, y compris le plus évident – la géographie électorale.
Toutes les élections nationales de 2004 jusqu’à 2010 donnent la même ligne :
Electoral division of Ukraine
Je ne sais pas qui a le premier remarqué que cette ligne se trouve être la frontière historique de la République de deux nations au XVII siècle.
Il me semble, que le premier était Mykola Ryabtchouk qui écrivait à propos de cette ligne de division : « La République de deux nations n’était pas une place idéale pour vivre, mais c’était une autre civilisation que la Moscovie. Les gens vivaient longtemps à l’extérieur de la Russie et de l’Union Soviétique. Le Sud et l’Est, faites attention, n’ont jamais vécu à l’extérieur de l’URSS ou la Russie… ».
Stanislav Bilytchenko a fait une autre comparaison géographique intéressante: cette carte correspond à la distribution de la langue ukrainienne comme langue maternelle selon le dernier recensement. Le fait que cette division ne soit pas accidentelle, est aussi confirmé par les recherches de l’Institut International de Sociologie de Kyiv, où il est prouvé, qu’en Ukraine le choix politique ne se fonde pas sur les programmes politiques mais sur les sentiments nationaux.
Et enfin encore une chose sur la ligne de division.
Voici un extrait d’un communiqué du GFK sur les résultats de l’enquête sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE du 16 mai 2010. « Les habitants des régions centrales et occidentales, et aussi Kyiv soutiennent l’adhésion possible de l’Ukraine à l’UE – à 69%, 61% et 60% respectivement. En même temps les habitants des régions orientales et du sud s’expriment plus activement contre cette adhésion – à 35% et 31% respectivement ».
Une question directe sur l’identité civilisationnelle – une réponse directe au sujet qui est qui.

Les variantes possibles

Dans le conflit de deux civilisations, dans ce cas-là des civilisations occidentales et eurasiennes, dans un seul pays, les options suivantes de développements sont possibles :
1. La civilisation eurasienne conquiert la civilisation occidentale.
2. La civilisation occidentale conquiert la civilisation eurasienne.
3. Le statut quo se préserve.
4. Chacune de civilisations belligérantes crée son propre État séparé.
Option 1. La plus facilement prévue. C’est la situation des derniers trois cents ans, mais en réduisant considérablement les positions d’eurasiens par rapport aux années précédentes.
Premièrement, on doit dire qu’ils ne dominent pas en nombre, comme c’était le cas, quand l’Ukraine faisait partie de la Russie et de l’URSS. Deuxièmement, ils n’ont pas de forces répressives comme c’était le cas en URSS. Par conséquent, la suppression totale des représentants de l’autre civilisation, comme c’était le cas après l’accession de l’Ukraine de l’Ouest à l’URSS, n’a pas l’air d’être réel. Au moins, l’appareil répressif nécessaire n’est pas encore renouvelé.
Donc le développement futur de cette option – l’utilisation répressive du Ministère de l’Intérieur, de Service de Sécurité de l’Ukraine, du Parquet, des tribunaux, de Service fiscaux d’abord contre les opposants politiques, puis contre les journalistes, puis contre tous les dissidents.
Option 2. La moins probable en raison de deux facteurs. Premièrement, tout d’abord il n’y a pas d’avantage signifiant en nombre en Ukraine ; deuxièmement, l’incapacité totale d’agir ensemble et strictement.
La présence de ces deux facteurs en Lettonie et Estonie a apporté à la civilisation occidentale une victoire rapide.
En Ukraine, même dans la période de 2005-2009, quand y’avait une chance présumée de la conquête de la population des régions de culture eurasienne, il n’y a pas eu d’action. Ces régions de facto n’étaient pas subordonnées au centre, qui faisait juste semblant de les gérer.
Il reste la possibilité de la conquête paisible, l’acquisition graduelle culturelle. Théoriquement, c’est possible, mais le processus peut prendre énormément de temps. On n’a d’ailleurs remarqué aucun signe de ce processus durant ces 20 dernières années.
Option 3. En pratique, cette option peut être réalisée par la division du pouvoir parmi les représentants des deux cultures.
Le pays se divise administrativement en nombre égal de terres eurasiennes et occidentales, qui proportionnellement forment un parlement fédéral, divisent les postes du Président et du Premier-ministre. Une grande partie du pouvoir et du budget restent au niveau des terres.
Cette construction reste possible, mais très instable. Le changement des groupes sociaux, la contradiction de la nouvelle balance sociale à la vieille construction politique, l’intervention des extrémistes – tout ça s’accumule avec les années et déséquilibre la situation. Et on va à l’une des trois autres options.
Option 4. Les représentants de chacune des deux civilisations ne veulent pas envisager cette option, car chacune des deux parties pensent même inconsciemment, qu’elle peut surmonter l’autre partie, et dominer tout le territoire.
Tous sont pour l’Ukraine unie. Peut-être ils ont raison, plus précisément – l’un d’entre eux. Mais. Mais ceci reste très hypothétique.
Cette domination dans chaque cas sera violente.
Personne ne peut persuader l’autre partie. En outre, personne ne veut déjà convaincre l’autre partie.
On choisit alors consciemment la conquête violente des représentants d’une culture par les représentants de l’autre. Sur la balance il y a d’un côté, le négatif de la préservation d’un État violent, et de l’autre côté – le processus maladif de la création de deux États civilement homogènes, principalement moins conflictuel.
Aujourd’hui personne n’est prêt à dire, de quel côté va pencher la balance. Car il devient clair qu’on ne peut plus vivre comme ça. Mais comment est-ce possible ? Ceci n’est pas encore clair.
Que Dieu donne à l’Ukraine les forces d’implémenter l’option qui apportera le malheur au moins de personnes possible. Et que Dieu nous donne l’esprit de trouver cette option.

http://www.pravda.com.ua/articles/2010/06/11/5126765/

Nouveau ministre de l’éducation et des sciences de l’Ukraine

Wednesday, March 17th, 2010

Le 11 Mars 2010 Dmytro Tabachnyk a été nommé ministre de l’éducation et des sciences de l’Ukraine. Le 12 Mars 2010, le mécontentement de l’intelligentsia ukrainienne s’est immédiatement élevé.

Voyons en détails ce qui cause ce mécontentement. Vous devez d’abord comprendre qui est ce M. Dmytro Tabachnyk. Dmytro Tabachnyk est né le 26 Novembre 1963 à Kyiv. C’est un politicien ukrainien d’orientation pro-russe. Il est docteur, professeur, académicien de l’Académie des sciences de l’Ukraine. Il reconnaît officiellement les Ukrainien comme des « Petits Russes » qui font partie du « Peuple Russe ». Il conduit une politique anti-ukrainienne xénophobe. Un grand nombre de forces sociales et politiques estiment que son point de vue est radical anti-Ukrainien (Ukrainophobia).
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À la suite d’une telle nomination une « campagne AntiTabachnyk » ou « Tabachnyk, va-t’en! » s’est créée. Cette campagne reflète la protestation de l’opinion publique ukrainienne, des organisations d’étudiants et de jeunes, des administrations locales, des partis politiques, des employés des structures d’éducation et des sciences pour le renvoi du ministre de l’éducation et des sciences de l’Ukraine, un ukrainophobe connu Dmytro Tabachnyk. Cette campagne a été lancée en Mars 2010.

J’aimerais vraiment savoir si oui ou non le monde civilisé a de tels précédents (à l’exclusion des anciennes colonies). Si quelqu’un a la réponse, s’il vous plaît, écrivez la dans les commentaires.

2010 – Année de la Russie en France

Monday, December 21st, 2009

Sarko - MedvedIl n’y a rien de mauvais en cela, mais ce n’est pas seulement l’année de la Russie en France, mais aussi celle de la Rous’ de Kyiv. À première vue il est difficile de comprendre quel est le problème. Mais le problème est que pour les français la Rous’ et la Russie sont synonymes. C’est donc une déformation de la vérité historique. Car c’est l’Ukraine qui est le coeur de la Rous’ (à ne pas confondre avec la Russie), et c’est en Ukraine que se trouve l’endroit où la Rous’ a été fondée. De même que Kyiv en était la capitale, et l’est également aujourd’hui en Ukraine.
Les musées ukrainiens n’ont pas accédé à la requête du Louvre, qui était de fournir des œuvres historiques venant de Rous’ pour les expositions de ce salon, que le musée a dénommé « Sainte Russie ». De cette façon, les ukrainiens boycottent cette injustice historique.
Les français croient aux « jumelles » Ukraine et Russie Ils pensent que ces deux nations sont semblables (voire la même nation). Mais imaginons que les français disent que l’Empire Romain est le berceau de la France. Dans ce cas, les italiens, les espagnols, les roumains et d’autres nations sont-elles semblables, ou constituent-elles une seule et même nation?
À mon avis les français sont trop arrogants pour s’informer davantage sur cette question. Pour eux, l’information pro-russe du gouvernement français et des médias sont la seule vérité.
Cette attitude envers mon État et ma nation m’insulte beaucoup trop.