Posts Tagged ‘Histoire’

Jour commémoratif de la guerre en Géorgie en 2008

Monday, August 9th, 2010

Comme on le sait tous, il y a 2 ans la guerre russo-géorgienne inspirée par le gouvernment russe et leurs président. Récemment environ 20% du territoire géorgien reste occupé par les troupes russes. La Russie viole l’accord Medvedev-Sarkozy sur le cessez-le-feu. La Russie a montré son vrai visage encore une fois. Le monde entier doit comprendre, que la Russie ne respecte pas les accords internationaux. J’espère vraiment que l’intégrité territoriale de la Géorgie sera restaurée.

Le choc des civilisations au centre de l’Ukraine

Sunday, June 20th, 2010

Cette année, quasiment au même moment, le tribunal de Donetsk a destitué Roman Choukhevytch et Stepan Bandera de leur titre de héros, mais les conseils municipaux de L’viv, Ternopil, Ivano-Frankivsk leur ont décerné le titre de citoyens d’honneurs.
Les mêmes personnes pour les mêmes actions sont considérées dans un cas comme des héros et dans l’autre cas comme des criminels, et ceci non pas au niveau des préférences personnelles, mais au niveau des décisions des établissements d’État.
Si on entendait une telle évaluation à propos de cette question de la part de Moscou et Tbilissi, ou de Téhéran et Washington, il est clair que ce sont des parties belligérantes qui sont diamétralement opposés dans leurs évaluations. Mais Donetsk et Ternopil ne sont pas belligérants, ils se trouvent dans un seul pays.
Donc on peut considérer cette situation comme une schizophrénie d’une forme compliquée.
Le dédoublement de la personnalité d’un État se produit lorsque deux civilisations différentes coexistent dans un seul pays.

Paradigme civilisationnel

Une telle approche, ou comme les scientifiques disent – un paradigme civilisationnel – a gagné sa popularité en sciences politiques après le livre sorti en 1996 « The clash of civilizations » par Samuel Huntington – « Confrontation des civilisations », ou plus précisément « Choc ». Quand le conflit mondial entre communisme et capitalisme est terminé, l’auteur considère le choc des civilisations comme le conflit principal de l’histoire moderne.
Une civilisation peut être créée par un ensemble de nations et pays, comme par exemple, la civilisation occidentale moderne. Il est aussi possible qu’un seul pays forme une civilisation, comme la Chine.
Il peut également arriver que deux civilisations existent en même temps dans un seul pays.
Huntington appelle ces pays « des pays divisés ». Comme le Soudan, l’Inde, le Sri-Lanka, la Malaisie ou l’Ukraine. Par contre, il détermine sans analyse profonde une ligne de division et sa nature en Ukraine, il a donc tort.
Le conflit qui divise l’Ukraine, selon Huntington, est un conflit entre les civilisations occidentale et orthodoxe. « La civilisation occidentale » en Ukraine est représentée par les régions d’habitation des gréco-catholiques. Donc la ligne de division doit se placer sur le territoire qui sépare la Galicie et la Volhynie du reste de l’Ukraine.
Comme confirmation visuelle, Huntington utilise les résultats du vote aux élections présidentielles de 1994. À cette époque, la ligne de division se trouvait à la frontière orientale de la région de Kyiv, Tcherkassy, et au sud de la région de Tcherkassy, Vinnytsia. Mais il est évident que ces régions ne sont pas des uniates selon la confession dominante.
Les résultats des élections présidentielles en 2004 et 2010, et les élections parlementaires en 2007 sont encore plus révélateurs.
Les résultats nous donnent une ligne stable, selon laquelle la partie « occidentale » de l’Ukraine inclut les régions de Tchernihiv, Soumy et Poltava, qui ni géographiquement, ni par la religion n’appartiennent à la ligne tracée par Huntington.
La stabilité d’une telle division est déjà une raison suffisante pour analyser sa nature. Il est clair qu’elle n’est pas religieuse. Ce sont les mêmes orthodoxes qui se trouvent de deux côtés de la ligne de division.
Selon Huntington, à l’Est de la ligne de division se trouve « la civilisation orthodoxe ». Mais plus précisément on l’appelle civilisation « russe » ou « eurasienne ». Maintenant la Russie, y compris sa population musulmane, créé une civilisation spécifique indépendante, qui comprend également les républiques d’Asie centrale d’ex-URSS, qui sont devenus des pays indépendants, en ne quittant pas la zone culturelle russe.
Donc, la définition religieuse de la civilisation n’est pas correcte. Elle comprend les orthodoxes et les musulmans, et aussi beaucoup d’athées, formés à la suite de la politique antireligieuse soviétique.
Donc, il est logique que la division civilisationnelle en Ukraine n’a pas de caractère religieux.

Une preuve la plus ancienne

« Kyiv était envahi en mars le vingtième jour, le mercredi de la deuxième semaine du carême. Et ils ont enlevés la ville entière pendant deux jours. Et il n’y avait pas pitié : les églises brulaient, les chrétiens étaient tués, les autres étaient capturés, et les femmes aussi, les enfants pleuraient en regardant leurs parents tués.
Et ils ont pris beaucoup de biens, et volés les choses dans les églises, et ils ont enlevés les cloches… et tous les sanctuaires étaient pillés aussi. Et même le monastère de Sainte-Marie de Petchersk était en flamme, mais le Dieu par les prières de Sainte-Marie l’a sauvé ».

Ceci un extrait d’un rapport sur le vol total et la destruction de Kyiv en 1169. Ce n’est ni les Kumans, ni les Mongols, c’est l’armée du grand-duc de Vladimir André 1er Bogoluibski et d’autres princes, qu’il a ajouté à l’affaire.
Des conflits graves, jusqu’au meurtre, étaient fréquents dans la dynastie des Riourikides. La marche militaire à Kyiv des princes de Rous’ n’est pas étonnante, l’innovation du grand-duc André 1er Bogoluibski résidait dans le fait qu’il ne voulait pas gagner la ville, il voulait détruire Kyiv.
Mais pourquoi ? Ce n’était pas une guerre civile ni religieuse. L’acte du grand-duc André n’a pas l’air d’être motivé, même la raison de la destruction de Kyiv est absente dans la chronique.
L’explication donnée par Hrouchevsky semble être plausible.
Imaginez, que la Principauté de Vladimir-Souzdal c’est l’Amérique de Rous’ de Kyiv, elle a commencé à se développer rapidement lors du règne d’André 1er Bogoluibski. André a créé dès le tout début cette principauté comme un État autocratique, le début d’un futur absolutisme et despotisme russe. Donc on peut comprendre sa relation envers Kyiv.
Hrouchevsky écrit, pour André « les traditions historiques liées à Kyiv n’étaient pas sympathiques, … cette galerie de princes infinie, l’influence des boyards et le rôle politique des communautés. Il n’y avait pas d’espoir à surmonter cela, et André fait tout pour détruire, diminuer Kyiv ».
Si Hrouchevsky a raison, la destruction de Kyiv par le grand-duc André peut être considérée comme le premier signe avant-coureur du conflit civilisationnel entre le monde occidental et eurasien.
Bien que ces civilisations n’existaient pas à cette époque-là, elles allaient se former quelques siècles plus tard.

Témoignages de Sigismund von Herberstein

Au début du XVI siècle en Europe de l’Ouest il n’y avait pas d’expert plus éclairé à propos des pays de l’Europe de l’Est et de la Moscovie que Sigismund von Herbertsein, un diplomate distingué de la maison royale de Habsbourg.
Il témoigne sur le pouvoir sans précédent du tzar moscovite : « L’autorité qu’il a sur les gens dépasse trop celle de tous les monarques du monde entier… Il opprime tout le monde par l’esclavage aggravé. S’il donne un ordre à quelqu’un d’être dans sa cour ou d’aller à la guerre, ou d’être ambassadeur, il doit obéir aux ordres à ses propres frais ».
Ivan le Terrible, Pierre le Grand, Staline n’étaient pas encore nés – mais la possibilité d’une utilisation servile de n’importe quelle personne est incontestable. En outre, elle est la norme acceptée dans la société.
« Ce peuple trouve plus de plaisir en esclavage qu’en liberté » – cette phrase d’Herberstein est devenue un cachet afin de déterminer les mérites de la culture politique de la Russie dans les siècles à venir.
Et à propos de la partie européenne de la Rous’ ?
À l’époque c’était la Lituanie qui, dans la description d’Herberstein, s’étend de la Livonie (Lettonie moderne) jusqu’à Tcherkassy (Ukraine moderne). Donc, à ce moment-là, la partie européenne de la Rous’ était essentiellement composée de terres modernes du Belarus et de l’Ukraine moderne.
Ce n’est pas étonnant, que la Lituanie ait été majoritairement orthodoxe, et pas catholique. Selon Herberstein, les Lituaniens les plus célèbres de l’époque étaient les ducs Costyantyn Ostrozky et Mychaylo Hlynsky, des Volhyniens autochtones, et pas du tout des lituaniens.
Encore un fait : « le Statut lituanien » était écrit dans la version originale en XVI siècle en langue ruthène.
Le manque d’autorité du monarque de Lituanie envers ses sujets a surpris Herberstein, surtout en comparaison avec la Moscovie. Les magnats lituaniens, selon lui, « n’utilisent pas tellement la grande liberté et bonté de leurs roi, mais ils abusent de cela ».
Il est difficile d’imaginer un plus grand contraste entre les pays voisins, les libertés politiques de la Lituanie et le grave despotisme de la Moscovie.

Où se trouve la ligne de division?

Comme on peut le voir, on peut trouver dans antiquité historique des témoignages incroyables de différence fondamentale entre deux cultures politiques. La place de cette ligne aujourd’hui peut être démontrée très concrètement par de nombreux critères, y compris le plus évident – la géographie électorale.
Toutes les élections nationales de 2004 jusqu’à 2010 donnent la même ligne :
Electoral division of Ukraine
Je ne sais pas qui a le premier remarqué que cette ligne se trouve être la frontière historique de la République de deux nations au XVII siècle.
Il me semble, que le premier était Mykola Ryabtchouk qui écrivait à propos de cette ligne de division : « La République de deux nations n’était pas une place idéale pour vivre, mais c’était une autre civilisation que la Moscovie. Les gens vivaient longtemps à l’extérieur de la Russie et de l’Union Soviétique. Le Sud et l’Est, faites attention, n’ont jamais vécu à l’extérieur de l’URSS ou la Russie… ».
Stanislav Bilytchenko a fait une autre comparaison géographique intéressante: cette carte correspond à la distribution de la langue ukrainienne comme langue maternelle selon le dernier recensement. Le fait que cette division ne soit pas accidentelle, est aussi confirmé par les recherches de l’Institut International de Sociologie de Kyiv, où il est prouvé, qu’en Ukraine le choix politique ne se fonde pas sur les programmes politiques mais sur les sentiments nationaux.
Et enfin encore une chose sur la ligne de division.
Voici un extrait d’un communiqué du GFK sur les résultats de l’enquête sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE du 16 mai 2010. « Les habitants des régions centrales et occidentales, et aussi Kyiv soutiennent l’adhésion possible de l’Ukraine à l’UE – à 69%, 61% et 60% respectivement. En même temps les habitants des régions orientales et du sud s’expriment plus activement contre cette adhésion – à 35% et 31% respectivement ».
Une question directe sur l’identité civilisationnelle – une réponse directe au sujet qui est qui.

Les variantes possibles

Dans le conflit de deux civilisations, dans ce cas-là des civilisations occidentales et eurasiennes, dans un seul pays, les options suivantes de développements sont possibles :
1. La civilisation eurasienne conquiert la civilisation occidentale.
2. La civilisation occidentale conquiert la civilisation eurasienne.
3. Le statut quo se préserve.
4. Chacune de civilisations belligérantes crée son propre État séparé.
Option 1. La plus facilement prévue. C’est la situation des derniers trois cents ans, mais en réduisant considérablement les positions d’eurasiens par rapport aux années précédentes.
Premièrement, on doit dire qu’ils ne dominent pas en nombre, comme c’était le cas, quand l’Ukraine faisait partie de la Russie et de l’URSS. Deuxièmement, ils n’ont pas de forces répressives comme c’était le cas en URSS. Par conséquent, la suppression totale des représentants de l’autre civilisation, comme c’était le cas après l’accession de l’Ukraine de l’Ouest à l’URSS, n’a pas l’air d’être réel. Au moins, l’appareil répressif nécessaire n’est pas encore renouvelé.
Donc le développement futur de cette option – l’utilisation répressive du Ministère de l’Intérieur, de Service de Sécurité de l’Ukraine, du Parquet, des tribunaux, de Service fiscaux d’abord contre les opposants politiques, puis contre les journalistes, puis contre tous les dissidents.
Option 2. La moins probable en raison de deux facteurs. Premièrement, tout d’abord il n’y a pas d’avantage signifiant en nombre en Ukraine ; deuxièmement, l’incapacité totale d’agir ensemble et strictement.
La présence de ces deux facteurs en Lettonie et Estonie a apporté à la civilisation occidentale une victoire rapide.
En Ukraine, même dans la période de 2005-2009, quand y’avait une chance présumée de la conquête de la population des régions de culture eurasienne, il n’y a pas eu d’action. Ces régions de facto n’étaient pas subordonnées au centre, qui faisait juste semblant de les gérer.
Il reste la possibilité de la conquête paisible, l’acquisition graduelle culturelle. Théoriquement, c’est possible, mais le processus peut prendre énormément de temps. On n’a d’ailleurs remarqué aucun signe de ce processus durant ces 20 dernières années.
Option 3. En pratique, cette option peut être réalisée par la division du pouvoir parmi les représentants des deux cultures.
Le pays se divise administrativement en nombre égal de terres eurasiennes et occidentales, qui proportionnellement forment un parlement fédéral, divisent les postes du Président et du Premier-ministre. Une grande partie du pouvoir et du budget restent au niveau des terres.
Cette construction reste possible, mais très instable. Le changement des groupes sociaux, la contradiction de la nouvelle balance sociale à la vieille construction politique, l’intervention des extrémistes – tout ça s’accumule avec les années et déséquilibre la situation. Et on va à l’une des trois autres options.
Option 4. Les représentants de chacune des deux civilisations ne veulent pas envisager cette option, car chacune des deux parties pensent même inconsciemment, qu’elle peut surmonter l’autre partie, et dominer tout le territoire.
Tous sont pour l’Ukraine unie. Peut-être ils ont raison, plus précisément – l’un d’entre eux. Mais. Mais ceci reste très hypothétique.
Cette domination dans chaque cas sera violente.
Personne ne peut persuader l’autre partie. En outre, personne ne veut déjà convaincre l’autre partie.
On choisit alors consciemment la conquête violente des représentants d’une culture par les représentants de l’autre. Sur la balance il y a d’un côté, le négatif de la préservation d’un État violent, et de l’autre côté – le processus maladif de la création de deux États civilement homogènes, principalement moins conflictuel.
Aujourd’hui personne n’est prêt à dire, de quel côté va pencher la balance. Car il devient clair qu’on ne peut plus vivre comme ça. Mais comment est-ce possible ? Ceci n’est pas encore clair.
Que Dieu donne à l’Ukraine les forces d’implémenter l’option qui apportera le malheur au moins de personnes possible. Et que Dieu nous donne l’esprit de trouver cette option.

http://www.pravda.com.ua/articles/2010/06/11/5126765/

Déporter les Ukrainiens dans les régions éloignées de l’URSS

Sunday, May 16th, 2010

Top secret

Ordre N° 0078/42 22 juin 1944

Le commissariat populaire des affaires intérieurs et le commissariat populaire de la défense de l’URSS
Moscou

Par l’intelligent d’infiltration a été découvert : dernier temps en Ukraine, en particulier dans la région de Kyiv, de Poltava, de Vinnytsia, de Rivne et dans les autres régions, il y a évidemment une ambiance hostile du peuple Ukrainien contre l’Armée rouge les administrations locales du pouvoir soviétique. Dans certaines arrondissements et les régions la population ukrainienne s’oppose hostilement à exercer les événements de parti et du gouvernement à propos du rétablissement des kolkhozes et la livraison (forcée) de pain pour les besoins de l’Armée rouge. Ça se passe pour perturber la construction des kolkhozes, ils tuent les bovins. Pour perturber l’approvisionnement alimentaire de l’Armée rouge, ils enterrent le pain dans la terre. Dans de nombreuses régions les éléments hostiles ukrainiennes consistait de la plupart des gens qui cherchaient refuge contre la mobilisation en l’Armée rouge, ont organisés dans les bois les groupes «verts» qui explosent les convois militaires et attaquent les petites unités militaires, ainsi qu’ils assassinent les représentants du gouvernement local. Certains soldats de l’Armée rouge et les commandants, tombés sous l’influence de la population semi-fasciste ukrainienne et des soldats mobilisés de l’Armée rouge des régions libérées de l’Ukraine, ont commencés de dégrader et de passer chez ennemi.
Ce qu’est écrit en haut nous montre que la population ukrainienne a été mise sur la voie de sabotages contre l’Armée rouge et le pouvoir soviétique et cherche à retour des occupants allemands. Donc, afin d’éliminer et de contrôler les soldats de l’Armée rouge mobilisés et les commandants des régions libérées de l’Ukraine, je commande :

1. Déporter tous les Ukrainiens qui vivaient sous le régime de l’occupation allemande envers les régions éloignées de l’URSS.
2. Exécuter l’expulsion:
a) Avant tout, les Ukrainiens qui ont travaillés et servis pour les Allemands;
b) Expulser la reste des Ukrainiens, qui sont familiers avec la vie pendant l’occupation allemande;
c) commencer l’expulsion après quand la récolte sera livrée à l’État pour les besoins de l’Armée rouge;
d) l’expulsion effectuée uniquement lors de la nuit et tout à coup, pour empêcher la fuite par un et non pas leur faire connaître les membres de sa famille qui sont dans l’Armée rouge.
3. Établir le contrôle suivant de soldats de l’Armée rouge et des commandants des régions occupées :
a) créer les fichiers spéciaux pour chaque personne dans les départements chargés;
b) vérifier toutes les lettres pas par la censure, mais par un département spécial;
c) attaché un agent d’infiltration pour 5 personnes des commandants et des soldats.
4. 4. Pour la lutte contre les bandes antisoviétiques transférer 12ème et 25ème les divisions punitifs du NKVD.

Annoncer cet ordre jusqu’à niveau de commandant du régiment, inclusivement.

Le commissaire populaire des affaires intérieures de l’URSS, Beria
Vice-commissaire populaire de la défense de l’URSS, Maréchal de l’URSS Joukov
Vrai: Chef du 4ème département colonel (Fedorov)

Sur les matériaux de Chuev F. : Les soldats de l’Empire: Interviews. Mémoires. Documents. — Moscou, 1998

Le trésor de Poloubotok et la Banque d’Angleterre

Saturday, January 9th, 2010

GoldAu XVIIIème siècle les fils de l’hetman Pavlo Poloubotok (1660 – 1724) ont mis une énorme somme d’argent sur un compte d’une Compagnie anglaise des Indes orientales avec des intérêts de 4% par an. Il existe seulement deux conditions sous lesquelles on peut récupérer cet argent :
1. être un descendant direct de l’hetman
2. quand l’Ukraine gagne son indépendance
On sait qu’au cours de la République Populaire de l’Ukraine (1917 – 1920) un cas a eu lieu, un homme est venu d’Argentine à l’ambassade ukrainienne à Vienne en Autriche, et cette personne a proclamé qu’il était un descendant direct de l’hetman Poloubotok. Par la suite, l’ambassadeur de la République Populaire de l’Ukraine en Autriche a demandé un rendez-vous avec le représentant de la Compagnie anglaise des Indes orientales, mais comme la société avait cessé d’exister en 1858, et que tout le capital avec toutes les obligations sur les épargnes avaient été rapatriées dans la Banque d’Angleterre, c’est donc le représentant de la Banque d’Angleterre qui est venu à ce rendez-vous. Sinon, il n’y a aucune information précise sur ce qu’il s’est passé ensuite. Mais on sait, que l’argent n’a jamais été remboursé.

On estime que la somme totale que la Banque d’Angleterre doit rembourser à l’Ukraine s’élève à environ £1 trillion. Bien sûr, si on retire une somme comme ça du système fiscal britannique, ça serait un gros problème. Mais je pense que l’Ukraine aurait quand-même accepté d’être remboursée en plusieurs fois. Mais le Royaume-Uni ne pense même pas à nous rembourser au moins une petite partie, car le gouvernement ukrainien ne fait rien pour recevoir cet argent.

En gros, on ne peut pas dire si cette histoire est une fiction ou une légende, ou bien si cet événement a réellement eu lieu. Mais je voudrais bien mentionner une chose intéressante pour montrer que cette histoire est vraie. La période de prospérité économique de l’Angleterre et l’ouverture de l’épargne des fils de l’hetman correspondent au XVIIIème siècle. Peut-être est-ce de cette manière que l’Angleterre a gagné beaucoup d’argent, et que ce cas concerne non seulement l’Ukraine mais aussi les autres pays.

2010 – Année de la Russie en France

Monday, December 21st, 2009

Sarko - MedvedIl n’y a rien de mauvais en cela, mais ce n’est pas seulement l’année de la Russie en France, mais aussi celle de la Rous’ de Kyiv. À première vue il est difficile de comprendre quel est le problème. Mais le problème est que pour les français la Rous’ et la Russie sont synonymes. C’est donc une déformation de la vérité historique. Car c’est l’Ukraine qui est le coeur de la Rous’ (à ne pas confondre avec la Russie), et c’est en Ukraine que se trouve l’endroit où la Rous’ a été fondée. De même que Kyiv en était la capitale, et l’est également aujourd’hui en Ukraine.
Les musées ukrainiens n’ont pas accédé à la requête du Louvre, qui était de fournir des œuvres historiques venant de Rous’ pour les expositions de ce salon, que le musée a dénommé « Sainte Russie ». De cette façon, les ukrainiens boycottent cette injustice historique.
Les français croient aux « jumelles » Ukraine et Russie Ils pensent que ces deux nations sont semblables (voire la même nation). Mais imaginons que les français disent que l’Empire Romain est le berceau de la France. Dans ce cas, les italiens, les espagnols, les roumains et d’autres nations sont-elles semblables, ou constituent-elles une seule et même nation?
À mon avis les français sont trop arrogants pour s’informer davantage sur cette question. Pour eux, l’information pro-russe du gouvernement français et des médias sont la seule vérité.
Cette attitude envers mon État et ma nation m’insulte beaucoup trop.