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Les évènementrs le plus importants du week-end en Ukraine

Sunday, August 15th, 2010

Trois chaînes de télévision (5 channel, TVi, TRK « Tchornomorska») ont cessé d’émettre pendant 1 heure (19:00-20:00 heure de Kyïv) pour la défense de la liberté d’expression en Ukraine. C’était un préavis de grève, si le gouvernement continue de violer la liberté d’expression, ils vont continuer la grève.

L’organisation public « Stopper la censure ! » est prêt à faire l’appel à une grève nationale des journalistes.

5 anathèmes contre l’église ukrainienne

Saturday, July 31st, 2010

1. En 1416 le métropolite de Moscou Photius et cathédrale (réunion) des évêques russes ont exposé anathème contre métropolite de Kyïv Gregory Tsamblak. L’église moscovite ne reconnaissait pas la métropole de Kyïv séparée dans le Grand-Duché de Lituanie et considérait soi-même comme son successeur. Gregory a été accusé de détournement de pouvoir spirituel. Photius l’a appelé comme « un rebelle, mit en place par collecte déloyal ». Il a déclaré : « On le tien pour un rejeté, et excommunié, et maudit ». Les évêques ukrainiens et Constantinople ont ignoré la malédiction moscovite.

2. En XV siècle le patriarche de Constantinople Gregory III avec le consentement de pape Pie III a ordonné le métropolitain de Kyïv Gregory Tsamblak. Le patriarche moscovite Iona, qui a auto-proclamé église autocéphale russe, n’a pas reconnu le métropolitain de Kyïv et a exposé anathème contre lui. Il appelait Gregory comme traitre de l’orthodoxie, il appelait tous les évêques de rompre toutes les relations avec le métropolitain de Kyïv. Une partie des évêques ukrainiens ont soutenu le métropolitain. Par conséquences, c’était la division finale de métropolie pour ce de Kyïv et ce de Moscou. En 1469 le patriarche de Constantinople Dionysyus I a approuvé Gregory dans la cathèdre de Kyïv.

3. En 1690 la cathédrale (réunion) dirigé par patriarche moscovite Ioakim a exposé l’anathème contre « hérésie de pain culte » – l’affirmation, que le pain et du vin deviennent le corps et du sang de Christ, les catholiques et les orthodoxes ukrainiens se conformaient. On a interdit de lire les ouvrages théologiques écrits par les Ukrainiens, lesquelles « ont une vision commune avec le pape et l’église occidentale ». Parmi ceux-ci il y’avaient les livres de Petro Mohyla, Kyrylo Stavrovytsky, Louka Baranovytch et d’autres. En Ukraine et dans plusieurs pays orthodoxes on n’a pas reconnu l’anathème. À cause de ça, le nouveau patriarche moscovite Adrian a exposé l’anathème contre tous les livres de Laura des Grottes de Kyïv, qui étaient publiés en langue ukrainienne.

4. En 1708 l’église orthodoxe russe a mis anathème contre hetman ukrainien Ivan Mazepa à cause de « trahison de Christ et la trahison de grand tzar ». Cela était proclamé par les évêques ukrainiens en présence de Pierre I à Hloukhiv. Ils ont déchirés les diplômes et des récompensés de hetman, et ils ont tirés la poupée de Mazepa dans les rues. Plus tard le bourreau l’a « exécuté » sur la place. Les évêques moscovites ont menacés d’excommunication tous qui voulaient rejoindre l’hetman dans son « affaire contre Dieu ». En 2009, la Patriarcat de Kyïv a déclaré : « l’église orthodoxe russe a créé une commission pour examiner la lavée de l’anathème de hetman. Toutefois, en Juin 2010, le patriarche de Moscou Cyrille a demandé aux autorités de Kyïv de changer le nom de la rue qui porte le nom d’Ivan Mazepa sur le nom Lavrska. Il pense que la rue menant à l’un de plus grands sanctuaires orthodoxes, ne peut pas porter le nom de l’apostat de l’église.

5. En 1997 les évêques de l’église orthodoxe russe ont anathématisé le patriarche de l’église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Kyïv Philarète. Le cathédrale (réunion) a expliqué : « Le moine a continué le fractionnement des activités blasphématoire, y compris pratique religieuse blasphématoire sans dignité sacrée, a eu le courage de se nommer comme « Patriarche de Kyïv et de toute la « Rous-Ukraine », a continué ses actes criminels de nuire à l’orthodoxie en Ukraine. Philarète ne reconnaît pas l’anathème. Il considère cet anathème comme un acte des raisons politiques. Ne reconnaissant pas officiellement le Patriarcat de Kyïv, beaucoup de personnes continuent de communiquer avec Philarète, y compris des représentants du Patriarcat de Constantinople. De 10 à 15 millions des Ukrainiens reconnaissent le patriarche Philarète comme leur patriarche.

Neutralité ukrainienne ou mensonge de Yanoukovytch ?

Saturday, July 17th, 2010

Le 14 juillet 2010 à Kyïv, avait lieu la Conférence internationale de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC), où il a été annoncé la nécessité d’une propagande à grande échelle de l’OTSC sur les ukrainiens pour un « lavage de cerveau » en règle.
Dans le gouvernement pro-russe qui a été établi en Ukraine après la victoire de Yanoukovytch aux élections présidentielles l’hiver passé, la pluparts des politiciens veulent une coopération plus poussée avec la Russie, jusqu’à arriver à une intégration économique, politique et militaire.
Donc, concernant l’intégration économique c’est déjà un peu trop raté pour les politiciens ouvertement pro-russes comme le président de l’Ukraine M. Yanoukovytch, parce que depuis 2008 l’Ukraine fait parti de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Et comme la Russie, le Kazakhstan, le Belarus ne font pas parti de cette organisation internationale, l’Ukraine ne peut pas joindre le projet russe d’union douanière. Tant mieux pour l’Ukraine. On doit dire merci à Youchtchenko qui a intégré l’Ukraine à l’OMC et a ainsi sauvé notre indépendance économique.
Concernant l’intégration politique, l’Ukraine ne fait parti ni de l’Union Européenne (l’UE) ni de la Communauté des États Indépendants (la CEI). Alors, comme l’UE ne montre aucune volonté politique sur la question ukrainienne à propos d’une possible adhésion, l’UE donne toutes les opportunités de manœuvres à Russie à propos de l’engagement de l’Ukraine dans sa sphère d’intérêt (CEI et les autres projets). En rejetant l’Ukraine, l’UE peut avoir une zone instable à côté de ses frontières orientales. Sinon, l’UE risque de montrer son vrai visage aux gens et aux citoyens de l’UE à propos des double-standards concernant un pays européen tel que l’Ukraine. Comme ça, ça pourra baisser l’image de l’UE aux yeux du peuple du monde entier comme une organisation/pays qui se bat pour la démocratie et les libertés de son peuple.
Concernant l’intégration militaire, l’Ukraine est toujours un pays neutre, mais ça peut changer. En 2008 au Sommet de l’OTAN à Bucarest, Roumanie, sous la pression russe, française et allemande l’OTAN a rejeté l’application de l’Ukraine au Membership Action Plan (MAP). Donc, la population de l’Ukraine qui a espérée le soutient des pays de l’OTAN et l’octroi du MAP après l’échec complet dans cette direction politique se sent oublié par l’Occident et ne croit pas aux valeurs déclarés par l’UE. Qu’est-ce que ça donne à l’UE et l’OTAN ? Avant tout, l’OTAN risque de perdre l’Ukraine comme partenaire actif (l’Ukraine prend parti dans toutes les opérations de l’OTAN de « Active Endeavour » jusqu’à l’Afghanistan). Parce que ce n’est pas dans l’intérêt de l’Ukraine de tant coopérer avec l’OTAN sans adhésion. Donc, le nouveau président pro-russe de l’Ukraine Victor Yanoukovytch pousse l’Ukraine aux mains de la Russie. C’est-à-dire, lui et son équipe vont promouvoir l’OTSC et donc, comme ce bloc militaire est opposée à l’OTAN et à tout l’Occident, à mon avis c’est un mauvaise signe/message pour les politiciens européens et américains. Sinon, dans le futur l’Ukraine risque d’être intégrée à l’OTSC et de devenir un rival pour l’OTAN.
Au lieu de conclusion. L’UE et les États-Unis doivent se poser une question « est-ce qu’ils veulent avoir l’Ukraine comme un partenaire stable et prévisible ou ils veulent avoir une zone d’instabilité et l’Ukraine qui joue de façon russe ? ».

En Ukraine on prive les chaînes « Chaîne 5 » et « TVi » de leurs fréquences

Tuesday, June 8th, 2010


Le tribunal administratif du district de Kyiv a dépouillé les chaînes « Chaîne 5 » et « TVi » de fréquences pour broadcaste.
Le producteur général de chaîne « TVi » Serhiy Demyanchouk accuse le chef de Service de Sécurité de l’Ukraine Valeriy Khorochkovsky d’utiliser sa position officielle pour gagner ses intérêts commerciaux. Valeriy Khoroshkovsky utilise sa position non seulement pour protéger ses propres entreprises, qui généralement inacceptables dans une société démocratique, mais pour oppresser dans d’autres médias, y compris « TVi » et « Chaîne 5 ». Cette situation fait menace à la liberté d’expression en Ukraine.
J’exhorte toutes les organisations internationales et les dirigeants des pays de l’UE et des États-Unis pour condamner telles actions. Je tiens à attirer l’attention sur ce que le gouvernement met la pression sur la liberté d’expression en Ukraine. C’est inacceptable dans le pays européen. Surtout je demande à réagir l’organisation « Reporters sans frontières » !

Fin mai, le Service de Sécurité de l’Ukraine (dit SBU) et le Service Fédéral de Sécurité de Fédération russe (dit FSB) ont accepté le retour des officiers des services spéciaux russes dans la Flotte de la mer Noire

Wednesday, June 2nd, 2010

L’ex président du SBU, Valentyn Nalyvaytchenko considère l’activité de certains services de renseignements étrangers comme une grave menace pour la sécurité nationale de l’Ukraine.
Dans un entretien avec M. Horochkovsky a déclaré que l’officier de renseignement russe Vladimir Alexandrov détenu depuis Février 2010 a été condamné par le tribunal ukrainien en vertu de la loi sur l’espionnage.
Toutefois, le chef du SBU ne considère pas comme une menace à la sécurité nationale de l’Ukraine le retour des employés du FSB dans la flotte de la mer Noire.
Le vice-ambassadeur de la Russie en Ukraine M. Vsevolod Loskoutov est d’accord avec M. Horoshkovsky, qui prétend que les employés des services spéciaux russes travaillent dans toutes les unités militaires et vont servir sur la flotte de la mer Noire et qu’il est absurde de parler de menace à la sécurité nationale de l’Ukraine, selon lui.
Les experts rappellent que le retour des employés du FSB en l’Ukraine a été possible après la création du nouveau gouvernement en Ukraine.
Même avant les élections présidentielles, environ 20 agents des services de sécurité russes qui assuraient la sécurité de la Flotte de la mer Noire, ont quittés l’Ukraine en décembre dernier.
Mais en mai 2010, le SBU et FSB ont décidés de les renvoyer en Ukraine.
Les experts rappellent que pendant la deuxième moitié de 2009 et en 2010, le Service de sécurité de l’Ukraine a arrêté au moins 10 espions, y compris des russes.
Selon l’ancien chef du SBU M. Nalyvaichenko, la plus grande menace n’a pas disparue.
Cette menace à l’intégrité territoriale de l’Ukraine est toujours présente.

La trahison de l’Ukraine

Sunday, May 2nd, 2010

Bonjour mes chers lecteurs. Excusez-moi de ne pas avoir écrit depuis si longtemps. J’attendais simplement d’avoir une certaine quantité d’événements intéressants sous la main, et qui se sont finalement produits.

Je voudrais bien commencer par exprimer mon désaccord envers les actions du Président Ukrainien, du Gouvernement et du Parlement Ukrainien ! Moi, en tant que citoyen de l’Ukraine, je suis contrarié par l’actualité en politique étrangère et intérieure ukrainienne !

27 avril 2010 la Verkhovna Rada (Parlement ukrainien) a trahi l’Ukraine. Un accord sur la prolongation du séjour de la flotte de la Fédération russe pour 25 ans en Crimée (Ukraine) a été ratifié. 236 députés sur 450 ont voté « pour ». La moitié des députés du Parti des Régions n’étaient pas présents pour voter à ce moment là. Ils bloquaient la tribune. Ainsi, 160 députés du Parti des Régions ont votés « pour », y compris Rinat Akhmetov qui n’était pas dans la salle.

Je pense qu’il n’est pas du tout nécessaire d’expliquer combien cet événement est négatif pour l’Ukraine et sa sécurité nationale. Parce que, comme chacun sait, l’État qui a une base militaire étrangère dans son territoire – c’est toujours une menace à la souveraineté et l’indépendance de la politique extérieure et intérieure.

Si on regarde d’autres aspects, tout simplement il n’y a pas de mots pour décrire comment le nouveau gouvernement ukrainien au cours de ces 50 derniers jours a trahi les intérêts nationaux. Un projet de loi sur l’interdiction du doublage des films en Ukrainien, l’introduction de l’étude de la langue russe obligatoire dans les écoles, les tentatives de réécrire l’histoire en créant un manuel d’histoire commune avec la Russie, fournissant à la Russie l’industrie l’aéronautique ukrainienne, le secteur du transport de l’énergie ainsi que de nombreux d’autres événements nous font réfléchir, quelle a été le prix (en €) pour cette trahison nationale…

J’espère que l’opposition ukrainienne avec le peuple ukrainien permettront l’éviter l’adoption de lois comme ça ! Tout est dans nos mains !

Russie: La menace à l’ordre post-guerre froide

Tuesday, April 6th, 2010

J’ai trouvé une info intéressante sur l’OTAN et les menaces à la stabilité dans le monde etc.
Mais ici, je tiens à ne parler que de la menace qui porte le nom de « Russie ».

Donc, voici la chronologie des faits, récents actes d’intimidation par la Russie, présentée par le Groupe études stratégiques de la Fondation pour la recherche et des études libéral à Madrid:

Janvier 2009 – Menaces de couper la route de la logistique en Afghanistan
Janvier 2009 – Embargo sur le gaz à l’Ukraine
Décembre 2008 – La Russie livre des systèmes de défense anti-aérienne derniers cri à l’Iran
Novembre 2008 – Des bombardiers stratégiques russes atterrissent au Venezuela
Novembre 2008 – Manœuvres navales russes avec des navires nucléaires dans les Caraïbes
Novembre 2008 – Menaces de déployer des missiles à Kaliningrad
Février 2008 – Menaces de pointer des missiles sur l’Ukraine
Août 2008 – Invasion de la Géorgie
Février 2007 – Menaces de pointer des missiles nucléaires sur la Pologne et la République Tchèque
Février 2007 – Menaces de se retirer du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire
Avril 2007 – Cyber-attaques en Estonie
Janvier 2007 – Embargo sur l’énergie contre le Belarus
Juin 2007 – Menaces de pointer des missiles nucléaires sur l’Europe
Janvier 2005 – La Russie coupe le gaz en Ukraine

En tirer les conclusions qui s’imposent !

La Russie qui n’a pas d’amis

Monday, April 5th, 2010

La politique « à succès » du Kremlin est la cause de l’éloignement des « pays-frères » vis-à-vis de la Russie. Fatigués d’être toujours les cadets… Selon les donnés de l’Institut de Recherches Stratégiques BISS, 54% des Biélorusses ne veulent pas construire un Etat uni avec la Russie. Il y a 5 ans, personne à Moscou ne pouvait imaginer de tels chiffres, même dans un cauchemar. Selon les experts de l’Institut d’Analyse Politique et Militaire, qui exerce les demandes pour le Conseil de sécurité de la Fédération Russe et pour le parlement russe, la Russie a déjà perdu tous ses alliés dans le territoire d’ex-URSS.
Alors, ce n’est pas nous, les Ukrainiens, ces « mauvais », qui « ont trahis » la Russie-mère ? Récemment, tous les anciens satellites ont commencé à tourner le dos au Kremlin. Plus Moscou « gagne », plus nous lui tournons le dos.
Les Cubains n’ont pas aimé l’arrêt du soutien économique du pays qui leur a presque donné le socialisme. Les Vietnamiens n’ont pas aimé la fermeture de la base navale russe – c’est quand même de l’argent. Les Serbes ont espéré que les « frères » Russes allaient les aider, mais ils se rappellent la façon dont leur pays était d’abord bombardé, puis déchirés en morceaux – Moscou n’a pas apporté d’aide. L’ardent Hugo Chavez est si enflammé, qu’avec son intérieur socialiste il ressent une autre nature des oligarques du Kremlin. Loukachenko – une autre « ennemi » de la Russie est plus proche de lui.
Les ex-républiques de l’URSS – les Etats Baltes, la Moldavie, l’Ukraine et la Géorgie – il ne faut pas du tout s’en rappeler – étant donné qu’ils sont déjà considérés comme des ennemies. Il est évident que dans ces pays on souligne que la population n’est pas contre les Russes et la Russie, qu’elle respecte leur culture. Et il y’a beaucoup de Russes qui vivent là-bas… Que se passe-t-il ? Peut-être est-ce le temps de regarder dans le miroir ? Malheureusement, c’est ce que Russie n’a jamais voulu faire.
Les experts :
« La Russie a pour allié le Nicaragua »
Stanislav Kulchytsky, professeur, et docteur es sciences historiques :
- Vous vous trompez en disant que la Russie n’a plus d’amis. On en a un, c’est le Nicaragua. Mais la Russie, je veux dire son gouvernement, ne cherche pas à être ami avec quelqu’un. Même les pays-satellites, comme la Biélorussie, sont prudents envers les actions du Kremlin.
Il n’y a pas longtemps je suis revenu d’Arménie. Le pays est totalement dépendant de la Russie, à 100%. C’est le gaz, et toute l’économie… Et le pays est vraiment dans une situation difficile – à côtés se trouvent l’Azerbaïdjan et la Turquie. Les gardes-frontières russes contrôlent la frontière arméno-turque.
Et voilà, qu’un officier du Ministère de la Défense vient, et déclare : « L’Arménie est dans notre poche ». C’est une impertinence ouverte. Le ton impérial, les manières d’un patron dans un pays étranger provoque une réaction négative. Rappelez-vous le récent « faire démon » de l’Ukraine causé par la propagande russe.
« La politique du Kremlin est comme une hache, et maladroite »
Rustem Zhangozha, orientaliste :
- Les déclarations sur l’amitié éternelle et la fraternité en Asie centrale, on aime bien. C’est évident. Mais la politique du Kremlin est comme une hache, maladroite. On n’est pas immortel. Berdimuhammedov (président du Turkménistan), Karimov (président de l’Ouzbékistan) – vont partir. Mais dans la mémoire populaire restera, par exemple, le comportement des citoyens de Moscou envers les Tadjiks.
Qu’ils aient une image de « gens stupides » n’est pas la question. A Douchanbe un citoyen de Moscou qui tente de s’entendre en langue Tadjike, aura aussi l’air d’être stupide. Mais les gens vont se souvenir comment leurs proches étaient frappés à Moscou, comment ils étaient humiliés, voire tués. Pour arranger les relations avec les pays d’Asie centrale, il faut juste se comporter avec eux comme avec des partenaires égaux. Ils ont une culture très ancienne, très belle, une façon de réfléchir hors du commun. Voilà, c’est là tout le secret.
« Je suis désolé, mais la nouvelle génération de diplomates russes est nulle »
Alexeï Fedorov, gardien des Droits de l’Homme russe :
C’est clair qu’en politique il n’y a pas d’amis éternels. Il y’a des intérêts. Mais, Dieu merci, on n’a pas de vrais ennemis. Je souligne, le mot « ennemis » que j’utiliserais pas. Les intérêts économiques sont nécessaires. Ceux qui n’ont pas d’intérêts communs avec le Kremlin, sont tout de suite déclarés « ennemis ».
Les politiciens de tous « nos anciens » pays ne savent qu’une seule chose – le marchandage. En plus trop strict. C’est une pratique comme ça. Personnellement moi, en tant que citoyen de la Russie, des fois j’ai honte à cause de ça. La nouvelle génération de diplomates russes ne sont pas très encourageants. Je suis désolé, mais ils sont nuls. Par rapport à eux, les employés du MAE de l’URSS étaient beaucoup plus professionnels. Ils ont énergiquement promu diverses idées, dans lesquelles ils avaient foi. Ils savaient sur quoi et avec qui ils parlaient. Et ceux d’aujourd’hui ne font pas la différence entre l’Union Européenne et le Parlement Européen. Ils réfléchissent, par exemple, sur l’Extrême-Orient alors qu’ils ne l’ont jamais visité.
L’arrangement des relations diplomatiques avec les voisins, serait une option fantastique et impossible : notre gouvernement écoute l’opinion des organisations publiques et non-gouvernementales. C’est beaucoup plus efficace. Car les relations personnelles avec les Ukrainiens et les Biélorusses sont énormes.

Nouveau ministre de l’éducation et des sciences de l’Ukraine

Wednesday, March 17th, 2010

Le 11 Mars 2010 Dmytro Tabachnyk a été nommé ministre de l’éducation et des sciences de l’Ukraine. Le 12 Mars 2010, le mécontentement de l’intelligentsia ukrainienne s’est immédiatement élevé.

Voyons en détails ce qui cause ce mécontentement. Vous devez d’abord comprendre qui est ce M. Dmytro Tabachnyk. Dmytro Tabachnyk est né le 26 Novembre 1963 à Kyiv. C’est un politicien ukrainien d’orientation pro-russe. Il est docteur, professeur, académicien de l’Académie des sciences de l’Ukraine. Il reconnaît officiellement les Ukrainien comme des « Petits Russes » qui font partie du « Peuple Russe ». Il conduit une politique anti-ukrainienne xénophobe. Un grand nombre de forces sociales et politiques estiment que son point de vue est radical anti-Ukrainien (Ukrainophobia).
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À la suite d’une telle nomination une « campagne AntiTabachnyk » ou « Tabachnyk, va-t’en! » s’est créée. Cette campagne reflète la protestation de l’opinion publique ukrainienne, des organisations d’étudiants et de jeunes, des administrations locales, des partis politiques, des employés des structures d’éducation et des sciences pour le renvoi du ministre de l’éducation et des sciences de l’Ukraine, un ukrainophobe connu Dmytro Tabachnyk. Cette campagne a été lancée en Mars 2010.

J’aimerais vraiment savoir si oui ou non le monde civilisé a de tels précédents (à l’exclusion des anciennes colonies). Si quelqu’un a la réponse, s’il vous plaît, écrivez la dans les commentaires.

Résolution du Parlement européen sur la situation en Ukraine

Thursday, February 25th, 2010

Le Parlement européen,

– vu ses résolutions antérieures sur l’Ukraine,

– vu la déclaration et les recommandations de la commission parlementaire de coopération UE-Ukraine, qui s’est réunie en octobre 2009,

– vu l’accord de partenariat et de coopération entre l’Union européenne et l’Ukraine, qui est entré en vigueur le 1er mars 1998, et les négociations en cours sur l’accord d’association destiné à remplacer l’accord de partenariat et de coopération,

– vu le programme d’association UE-Ukraine, qui remplace le plan d’action UE-Ukraine établi en juin 2009,

– vu la déclaration commune adoptée lors du sommet UE-Ukraine qui s’est tenu à Kiev le 4 décembre 2009,

– vu l’accord entre la Communauté européenne et l’Ukraine visant à faciliter la délivrance de visas, signé le 18 juin 2007 et entré en vigueur le 1er janvier 2008,

– vu les résultats des élections présidentielles ukrainiennes, dont le premier tour s’est déroulé le 17 janvier, et le deuxième tour le 7 février 2010,

– vu le Partenariat oriental lancé à Prague en mai 2009,

– vu les déclarations de la mission d’observation de l’OSCE/du BIDDH sur les élections présidentielles des 17 janvier et 7 février 2010,

– vu l’article 110, paragraphe 2, de son règlement,

A. considérant que l’Ukraine a d’étroites relations historiques, culturelles et économiques avec l’Union européenne et qu’elle constitue un des principaux partenaires stratégiques de l’Union à sa frontière orientale; que son intégration dans l’Union européenne peut avoir un effet positif sur la sécurité, la stabilité et la prospérité de l’ensemble du continent,

B. considérant que l’Ukraine est un État européen et que, conformément à l’article 49 du traité sur l’Union européenne, elle peut déposer une candidature d’adhésion à l’Union européenne comme tous les États européens qui adhèrent aux principes de liberté, de démocratie, de respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales ainsi que de l’État de droit,

C. considérant que la mission internationale d’observation des élections a signalé que le second tour des élections présidentielles en Ukraine avait confirmé le constat établi à l’occasion du premier tour selon lequel la majeure partie des prescriptions de l’OSCE et du Conseil de l’Europe avaient été respectées et que ces élections consolidaient les progrès accomplis depuis 2004,

D. considérant que l’adhésion de l’Ukraine à l’Organisation mondiale du commerce marque une étape importante dans son acceptation des normes économiques internationales et européennes et de relations commerciales plus étroites avec l’Union européenne, et qu’elle accélère ainsi les négociations relatives à l’établissement d’une zone de libre-échange renforcée et globale faisant partie intégrante de l’accord d’association,

E. considérant qu’il ne faut pas oublier que l’Ukraine a connu le communisme et la domination soviétique et que le pays a parcouru un long chemin pour en surmonter les effets négatifs,

F. considérant qu’environ 80 % du gaz russe acheminé vers l’Union européenne transite par l’Ukraine,

G. considérant que le Partenariat oriental ne pourra atteindre son objectif de contribuer à l’instauration de la paix, de la stabilité et de la prospérité de tous les voisins orientaux de l’Union européenne que s’il est fondé sur des projets concrets et crédibles et s’il est suffisamment financé; que, en raison de sa taille et de son importance géopolitique et stratégique, l’Ukraine fait figure de leader régional au sein du Partenariat oriental,

1. salue la déclaration de la mission internationale d’observation des élections qui indique que le second tour des élections présidentielles ukrainiennes a confirmé le constat établi à l’occasion du premier tour selon lequel la majeure partie des prescriptions de l’OSCE et du Conseil de l’Europe avaient été respectées, que les candidats ont pu mener leur campagne librement dans un climat électoral marqué par la concurrence entre les candidats, mais aussi par sa polarisation, que les médias ont dans leur ensemble permis aux électeurs de choisir leur candidat en connaissance de cause et que, le jour des élections, le scrutin s’est déroulé dans le calme, sans heurts et de manière professionnelle et transparente à travers le pays;

2. salue le taux élevé de participation, qui témoigne de la grande mobilisation des citoyens ukrainiens pour déterminer le cap à prendre par le pays et qui constitue un engagement dont les dirigeants politiques ukrainiens devront se montrer à la hauteur;

3. estime que l’Ukraine, comme toute démocratie qui fonctionne, doit non seulement s’attacher au bon déroulement de la journée du scrutin mais aussi veiller à mettre en place un cadre législatif plus général qui garantit la transparence de la vie politique, et notamment du financement des partis politiques et des candidats;

4. prend acte des aspirations européennes de l’Ukraine; estime que les portes de l’Europe doivent lui être ouvertes et que le bon déroulement des élections constitue, pour l’opinion publique européenne, un signal fort qui confirme que l’Ukraine actuelle est un État européen comme les autres qui a le droit d’exprimer son désir de faire partie de l’Europe;

5. souligne la position centrale de l’Ukraine dans la sécurité énergétique de l’Union européenne; insiste sur le besoin de renforcer la coopération entre l’Ukraine et l’Union européenne dans le secteur de l’énergie et demande la conclusion de nouveaux accords entre l’Union et l’Ukraine en vue de sécuriser l’approvisionnement énergétique des deux parties; rappelle l’importance de la transparence de l’approvisionnement en gaz et des modes de transport; craint que le projet de gazoduc Nordstream ne mette à mal le principe de solidarité régissant la sécurité énergétique de l’Union européenne, ne vise directement les pays de transit et ne soit construit pour contourner l’Ukraine;

6. souligne qu’en dépit des progrès accomplis, l’accord existant visant à faciliter la délivrance de visas doit être réexaminé à l’aune d’objectifs à long terme, et invite le Conseil à charger la Commission de réviser ledit accord avec les autorités ukrainiennes afin d’établir un calendrier aboutissant à la suppression des visas obligatoires pour l’Ukraine;

7. invite la Commission et le Conseil à réaffirmer la volonté de l’Union européenne d’aider l’Ukraine au moyen des mécanismes du Partenariat oriental et du programme d’association UE-Ukraine; souligne que le Partenariat oriental ne devrait pas empêcher l’adhésion à l’Union européenne des pays voisins qui souhaitent en faire la demande conformément à l’article 49 du traité sur l’Union européenne;

8. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission et aux États membres, ainsi qu’au gouvernement et au parlement d’Ukraine.

Les changements politiques en Ukraine

Thursday, February 18th, 2010

Les perspectives du développement des relations ukraino-russes

Le fait qu’il y aura des changements dans la politique extérieure ne fait pas douter les gens . Et donc, en analysant la rhétorique du leadeur du Parti des Régions ainsi que les dernières déclarations de Victor Ianoukovytch, le nouveau pouvoir sera centré sur l’intensification des relations avec la Russie.

Plusieurs autres déclarations et le discours de Ianoukovytch confirment sa constante position « pro-russe ».

En revanche, la position de Ianoukovytch semble ne pas être si faible contre les appétits du « voisin nordique ». Il a dit que le « format de relations entre l’Ukraine et l’OTAN est défini pour l’instant », et l’intégration Euro-atlantique de Kyiv n’est pas la question d’aujourd’hui, cette question « sera tranchée lors du referendum national ».

Quant à langue russe – la nouvelle équipe propose seulement de « mettre en œuvre la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires », donc il ne s’agit pas du statut de la « deuxième langue d’État », comme le veut Moscou.

Ukraine – OTAN

La question de l’intégration Euro-atlantique pour l’Ukraine est un sujet plus « sensible » que les perspectives d’adhésion à l’UE. De l’autre côté, c’est un « chapitre » séparé du dialogue ukraino-russe, pour lequel les 2 pays occupaient des positions différentes.

Selon « Radio Svoboda », Medvedev a remercié les employés du FSB pendant l’une des réunions avec les représentants des services de la sécurité russe « pour la mise en œuvre de mesures importantes qui empêchaient l’Ukraine de rejoindre l’OTAN ».

Cependant, la situation n’est pas si pessimiste. Début Février, l’Ukraine a commencé l’implantation du Programme National Annuel 2010. Ce document, qui reprend en fait le contenu du Plan d’action sur l’adhésion à l’OTAN (aussi connu comme MAP), définit une nouvelle forme de coopération avec l’Alliance.

Il faut également mentionner que les experts ukrainiens participent activement à l’élaboration d’un nouveau concept stratégique de l’OTAN, qui est en soi important.

Ukraine – Union Européenne

Quant aux perspectives européennes de l’Ukraine, selon plupart des experts, il n’y aura pas de « progrès significatif ». Sinon, la première chose que Ianoukovytch a vu lui-même c’est « l’assurance de la sécurité énergétique de l’Europe » via la « création d’un consortium sur le transport du gaz », où chaque participant (l’Ukraine, la Russie, l’UE) bénéficiera de 33,3% des actions.

Leadership régional de l’Ukraine

En continuant le sujet sur l’intégration européenne, l’Ukraine ne doit pas oublier l’initiative du « Partenariat Oriental ». Le plan pour ce projet implique le renforcement des relations entre l’UE et ses voisins de l’Est (l’Azerbaïdjan, la Belarus, l’Arménie, la Géorgie, la Moldavie, l’Ukraine).

Sinon, l’initiative vise à renforcer les liens horizontaux entre les pays-participants, où le leadership régional appartiendra objectivement à l’Ukraine.

Cependant, cette perspective ne convient pas à la Russie. De plus, depuis le tout début, Moscou a fortement revendiqué à l’UE, qu’à cause du Partenariat Oriental elle perdrait ses propres « sphères d’influence » sur les pays postsoviétiques.

Donc, après l’arrivée au pouvoir de la nouvelle équipe politique en Ukraine (plus loyale envers les positions de Moscou) on peut supposer, qu’on ne doit pas attendre grand chose du « Partenariat Oriental ». Le projet perdra de son poids.

Mon point de vue sur les conséquences des élections

Sunday, February 14th, 2010

Un de mes amis français m’a posé quelques questions sur les élections présidentielles en Ukraine, et j’ai decidé de publier mes réponses ici. Je pense que ça sera intéressent pour beaucoup de gens.

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1. « Le vote est-il définitif ou y aura t-il un second tour ? » – le 7 février c’était déjà le 2ème tour des élections. Donc, maintenant, ils ne peuvent pas annoncer le gagnant, parce que Ioulia Tymochenko a porté plainte contre Victor Ianoukovytch. Donc, on ne pourra savoir qu’après la décision du tribunal.

2. « Où en est l’Ukraine politiquement et économiquement au jour d’aujourd’hui ? » – Je pense que je n’ai pas trop compris la question. Mais, je vous réponds quand-même. Donc, politiquement l’Ukraine a davantage de démocratie que la plupart des pays d’Europe de l’Est. Et ça, c’est bien confirmé par les leaders des États-Unis, de l’Union Européenne, et du reste du monde démocratique. Nos standards sont élevés. A propos de l’économie, donc en 2005 l’Ukraine a reçu le statut de pays avec économie de marché. En 2008, l’Ukraine est entrée dans l’OMC (Organisation Mondial du Commerce). Par contre, la plupart des pays de l’ex-URSS ne sont pas membres de l’OMC, y compris la Russie. Notre secteur bancaire est moins élevé qu’en France, cependant, les cartes bleus sont très utilisées par la population de l’Ukraine. C’est rare de trouver un café ou magasin où ils n’acceptent pas les cartes bleues. Sinon, tout est comme partout. Certains services sont mieux développés en France, certains en Ukraine.

3. « Pour toi, est-ce une bonne ou mauvaise chose (le résultat des élections) pour le pays ? » – A mon avis, c’est la honte pour le peuple Ukrainien, ce résultat. Une personne, je veux dire Victor Ianoukovytch, il est stupide. Il ne fait pas la différence entre le Monténégro et le Kosovo d’un côté, et l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie de l’autre côté. A mon avis, c’est une grande perte de temps. Mais, je pense qu’il ne sera pas président pendant 5 ans. Car, c’est évident qu’il est un mauvais candidat. Avant les élections, son parti politique a propagé l’idée de l’augmentation des standards sociaux. Mais, ce mercredi, au Parlement Ukrainien (Verkhovna Rada) son parti n’a donné que 2 voix pour leur projet de loi. Par conséquent, on voit bien qu’il ne va pas remplir ses promesses électorales. Mais comme les gens de l’Ukraine de l’Est en général sont mal élevés, ne sont pas fort en connaissance scolaire, et la pauvreté là-bas est assez répendue, donc, ils ne peuvent pas bien évaluer leur candidat.

4. « Que cela risque t-il de changer dans la vie de tous les jours pour la population ? » – Aucun risque. Rien ne va changer. Il a déjà été 2 fois premier-ministre et n’a fait aucune réforme. Le président en Ukraine a moins de puissance que le premier-ministre, alors je fais une conclusion, qu’il foutra en l’air son mandat. Mais c’est finalement mieux.

5. « Et vos rapports avec l’Europe, comment vois-tu évoluer les choses, suite à ce changement ? » – A mon avis, le maximum de ce qui pourrait changer, c’est que les étrangers ne pourraient pas venir en Ukraine sans visa. Mais, le Parlement Ukrainien a déjà commencé ce processus avant les élections. Et c’est juste, car aucun Ukrainien ne peut venir en UE sans visa.

6. « D’après ce que j’ai pu lire, ne crains-tu pas un « rapprochement » avec la Russie et un retour à des années peu glorieuses que vous avez pu vivre avant la révolution orange ? » – Je ne pense pas que le « rapprochement » avec la Russie sera fort, car déjà économiquement on ne peut pas être avec la Russie, car on est membre de l’OMC, et ils ne sont pas là. Aussi, l’Ukraine signera cette année 2 accords avec l’UE pour une association politique, et la zone de libre échange. Donc, il n’y a aucune chance pour la Russie d’avoir quelque chose en commun avec nous. A propos d’un retour à des « années peu glorieuses », je vous réponds ça : un changement de régime démocratique est impossible pour arriver à quelque chose comme en Russie, parce que le peuple Russe et Ukrainien sont différents, eux, ils préfèrent avoir un tsar, et nous la liberté, c’est historique. Sinon, ce que je peux dire, et ce n’est pas que mon avis, car je le partage avec plusieurs experts européens et américains, que notre éloignement de l’UE est causé par vos politiques, qui ne voulaient pas nous fournir toute l’aide politique et économique dont nous avions besoin, surtout politique! Donc, comme bilan, l’UE n’a rien fait pour nous rapprocher, au contraire, l’UE a tout fait pour se rapprocher avec la Russie (régime autoritaire), et en même temps abandonner l’Ukraine (régime démocratique). Donc, à mon avis, l’UE est coupable pour 80%, et l’Ukraine pour 20%. Y compris pour la question du visa, l’aide politique et diplomatique visé contre la Russie (surtout contre ses appétits impérialistes), l’aide économique pendant la crise.

Pourquoi Bruxelles a tourné le dos à l’Ukraine ?

Friday, January 29th, 2010

L’auteur de cet article pense que l’Union Européenne a trompé l’Ukraine, et dit qu’après l’effusion des espoirs européens et l’enthousiasme d’il y a six ans, le pays est désormais encore plus éloigné qu’au moment de son adhésion à l’UE.Ukraine - EU

« L’Ukraine a une grosse dette, elle est devenue plus corrompue et est restée si dysfonctionnelle, comme en 2004, lorsque cent milles personnes sortaient dans les rues de Kyiv pour soutenir la Révolution Orange », – dit la publication.

Ce sont ses dirigeants qui ont promu les réformes démocratiques et l’adhésion de l’Ukraine à l’UE au lieu de dépendre de la Russie. C’était alors le meilleur moment pour l’Europe, pense Newsweek, d’influencer l’Ukraine. Mais, Bruxelles a répondu par de l’indifférence.

« Querelles internes à propos de la nouvelle Constitution et la peur que l’Ouest s’étouffe à cause des ostarbeiters de l’Est-européen, les fonctionnaires officiels de l’UE évitaient d’appeler l’Ukraine «pays européen» et refusaient de débuter le processus officiel d’adhésion ».

Le magazine présente comme bilan la perte « d’une opportunité en or d’occidentaliser l’Ukraine », et indépendamment de savoir qui gagnerait les élections présidentielles.

Comment peut-on expliquer l’attitude froide de l’UE envers l’Ukraine ?

Pour expliquer combien la perspective d’adhésion à l’UE peut être puissante, l’auteur de l’article donne l’exemple de la Turquie.Turkey - EUAu cours des dix dernières années la Turquie a opéré des changements importants : au lieu de clans politiquement liés et des dettes, les prêts sont apparus, les banques sont fonctionnelles ainsi qu’une compréhension première de l’économie, l’armée a été exclue de la politique et de l’économie, et les réformes démocratiques ont conduits à une société plus ouverte. Ceci a seulement couté à l’Europe un signal d’une adhésion possible de la Turquie à l’UE, et aussi des efforts diplomatiques intensifs pour que les changements s’opèrent en Turquie.

Pourquoi n’a-t’on pas donné des possibilités similaires à l’Ukraine, en dépit du fait que son éducation, son industrialisation et sa culture, l’Ukraine se dirige plus naturellement vers l’Europe ? Une des explications est le temps, écrit Newsweek. Les turques ont commencé parler sérieusement de l’adhésion en 2002. La Turquie était déjà candidate avant 2005, quand l’UE était déjà fatiguée par son élargissement.

Mais l’explication la plus profonde peut être un certain manque de vision.

Dans le cas de l’Ukraine, l’UE s’inquiétait plus des plans à court terme, que des ambitions stratégiques. Elle a perdu une excellente occasion de stabiliser son flanc oriental, malgré que Moscou, qui s’oppose catégoriquement à l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, ne soit jamais embêtée à cause de l’élargissement de l’UE.

Quel rôle a joué l’élite ukrainienne ?

Newsweek croit que l’Ukraine elle-même a joué un grand rôle dans le fait que Bruxelles lui ait tourné le dos.

L’année dernière, l’initiative de l’UE pour améliorer le système ukrainien de transport du gaz a senti la réticence de Kyiv à combattre la corruption et prendre la voie de la transparence.

Au cours des dernières années, en raison de luttes internes au sein du camp « orange », plusieurs séries de dépenses populistes dans le pays ont été financées par l’émission de billets. L’augmentation des prix des ressources énergétiques ont menées à une perte de compétitivité de l’industrie métallurgique et sidérurgique de l’Ukraine.

La dette extérieure de cette année a atteint $37 milliards. La partie de cette dette pourrait être couverte par le prêt du FMI, mais les politiciens ne s’entendent pas sur les exigences de la banque. Par conséquent, il est fort possible que Kyiv compte demander un prêt à Moscou. Mais Moscou n’a pas de liquidités non plus, cependant elle souhaite fortement mettre la main sur le système de transport du gaz et les usines ukrainiens.

Est-ce que la perte est définitive ?

L’accord avec la Russie coutera à l’Ukraine une grande partie de son indépendance. En n’utilisant pas ce moment, l’Europe a trahi les espérances du peuple ukrainien ainsi que ses propres intérêts et idéaux, pense le magazine.

Mais tout n’est pas encore perdu. D’après les sondages, 70% des ukrainiens souhaiteraient d’adhérer à l’UE, mais le risque d’une grande crise économique en Ukraine, complique encore plus la tâche de son intégration en Europe.

Faire pivoter ce processus à 180° paraît moins attrayant pour Bruxelles. Mais la pire perspective serait un Etat trahit à la frontière orientale de l’Europe.

Résultats officiels du 1er tour des élections

Tuesday, January 19th, 2010
Ianoukovytch V. F.
35.32%
Les voix pour : 8 686 751
Tymochenko I. V.
25.05%
Les voix pour : 6 159 829
Tihipko S. L.
13.06%
Les voix pour : 3 211 257
Iatseniouk A. P.
6.96%
Les voix pour : 1 711 749
Iouchtchenko V. A.
5.45%
Les voix pour : 1 341 539

Nouvel accord sur la réadmission a débuté

Saturday, January 2nd, 2010

FrontièreDès maintenant l’Ukraine est obligée d’accueillir tous les clandestins, qui sont allés dans l’Union Européenne en traversant illégalement l’Ukraine. L’Ukraine et l’UE ont signés cet accord il y a 2 ans. Les experts disent que ce document est mal fait, et l’Ukraine deviendra une sorte de « déchetterie » pour les immigrés illégaux.
L’extradition d’un clandestin coûtera à l’Ukraine environ 1000$. Sa détention dans un centre spécial pour les immigrés illégaux diminuera encore de 700$ à 800$ par mois le budget de l’État, annonce radio « Svoboda ».

L’UE devrait aider un peu. Donc, L’Union Européenne va donner 30 millions d’€ pour la construction des centres spéciaux pour les clandestins.

Maintenant l’Organisation des Nations Unies estime qu’il y a environ 7 millions d’immigrés illégaux en Ukraine. Selon les gardians de la frontière, 80% entre eux, sont venus en Ukraine en traversant la frontière Ukraine-Russie mal protégé.

Les experts disent qu’on aurait moins de problèmes si frontière de l’Est sera mieux protégé. Pour cet accord l’UE a promit de simplifier le régime de visas pour les Ukrainiens.

Mais, à mon avis, simplification ce n’est pas assez. Déjà les citoyens de la Serbie, du Monténégro, et de la Macédoine peuvent voyager en zone Schengen sans visa. Donc je considère la politique de l’UE envers l’Ukraine comme pas juste. A mon avis, l’UE doit abolir régime de visa pour les Ukrainiens. Comme ça, je crois, ça sera juste.

Qu’est-ce que vous en pensez ?

2010 – Année de la Russie en France

Monday, December 21st, 2009

Sarko - MedvedIl n’y a rien de mauvais en cela, mais ce n’est pas seulement l’année de la Russie en France, mais aussi celle de la Rous’ de Kyiv. À première vue il est difficile de comprendre quel est le problème. Mais le problème est que pour les français la Rous’ et la Russie sont synonymes. C’est donc une déformation de la vérité historique. Car c’est l’Ukraine qui est le coeur de la Rous’ (à ne pas confondre avec la Russie), et c’est en Ukraine que se trouve l’endroit où la Rous’ a été fondée. De même que Kyiv en était la capitale, et l’est également aujourd’hui en Ukraine.
Les musées ukrainiens n’ont pas accédé à la requête du Louvre, qui était de fournir des œuvres historiques venant de Rous’ pour les expositions de ce salon, que le musée a dénommé « Sainte Russie ». De cette façon, les ukrainiens boycottent cette injustice historique.
Les français croient aux « jumelles » Ukraine et Russie Ils pensent que ces deux nations sont semblables (voire la même nation). Mais imaginons que les français disent que l’Empire Romain est le berceau de la France. Dans ce cas, les italiens, les espagnols, les roumains et d’autres nations sont-elles semblables, ou constituent-elles une seule et même nation?
À mon avis les français sont trop arrogants pour s’informer davantage sur cette question. Pour eux, l’information pro-russe du gouvernement français et des médias sont la seule vérité.
Cette attitude envers mon État et ma nation m’insulte beaucoup trop.

L’Ukraine et la Communauté des Etats Indépendants

Saturday, November 21st, 2009

Sur la carte:
bleu – les pays-membres de la CEI (Russie, Biélorussie, Moldavie, Arménie, Azerbaïdjan, Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizstan, Tadjikistan)
jaune – l’Ukraine (pays non-membre de la CEI)
rouge – la Géorgie (pays non-membre de la CEI)
vert – la Turkménistan (pays non-membre de la CEI)

Tout le monde croit que l’Ukraine est un pays-membre de la CEI. Mais ce n’est pas vrai. Après la signature des accords sur la création de la CEI en 1991, le parlement ukrainien n’a jamais ratifié la Charte de l’organisation. Donc, conformément au droit international, l’Ukraine n’est pas membre de la CEI. Je veux vous donner les donnés du Ministère de la Justice de l’Ukraine:
LE STATUT DE L’UKRAINE DANS LA CEI
Le 8 Décembre 1991, le Président de l’Ukraine a signé un accord sur la création de la Communauté des Etats Indépendants dont l’Ukraine est devenu l’un des Etats-fondateurs. Cet accord a été ratifié par le parlement ukrainien le 10 Décembre 1991, avec certaines restrictions.
Le 20 Décembre 1991 le parlement de l’Ukraine a fait une déclaration « Sur l’adoption de l’accord à propos de la Communauté des Etats Indépendants par l’Ukraine ». Selon le dernier paragraphe, cette déclaration est une interprétation officielle sur l’accord susmentionné.
Le 21 Décembre 1991 l’Ukraine a signé le Protocole d’Accord sur la création de la Communauté des Etats Indépendants, qui est sa partie intégrante.
Dans ces documents, qui sont cruciaux pour l’Ukraine à propos de sa participation au CEI, il n’y a aucun mot à propos de l’adhésion associé au CEI.
Par ailleurs, dans l’Accord et le Protocole susmentionnés n’est pas prévue la possibilité pour une adhésion associée.
Le 22 Janvier 1993, par la Décision du Conseil du CEI la Charte a été adoptée. L’Ukraine n’a pas signé cette Décision.
Selon la première partie de l’article 8 de cette Charte « conformément à la décision des chefs de ces pays, seuls les pays associés peuvent adhérer à la Communauté en tant qu’Etat qui veut participer d’une façon particulière dans les activités de l’organisation sur les conditions qui sont définies par l’accord d’adhésion associée ».
L’Ukraine n’a pas signé l’accord sur l’adhésion associée, conformément à la Charte du CEI.
Dans l’article 7 de la Charte est stipulé que « Les Etats-fondateurs sont les pays qui ont signé et ratifié l’Accord sur la création du CEI et le Protocole ».
Les Etats-membres de la Communauté sont les Etats-fondateurs qui acceptent les obligations de la Charte du CEI, dans un délai d’un an après son adoption par le Conseil des chefs d’Etat.
Donc, l’Ukraine est l’un des pays-fondateurs du CEI, mais l’Ukraine n’est pas un pays-membre du CEI, en tant que tel, car elle n’a pas signé la Décision sur l’acceptation de la Statut du CEI.